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lioration des routes destinées à joindre les capitales des deux
royaumes.
Depuis i8o3 jusqu’en 1814, une guerre acharnée entre laFrance et l’Angleterre, et les dépenses énormes où cette luttea jeté le gouvernement britannique , lui firent ajourner aul’etour de la paix, l’entreprise des travaux nécessaires pouratteindre ce grand objet de prospérité nationale. Mais, dèsi8i5 , le parlement accorda 20,000 liv. st. pour améliorerles communications de la voie publique, entre Londres et Du-blin. La somme toute entière fut affectée à la portion de routesétablie dans le pays de Galles.
Ce pays partout très-montueux, et très-aride sur une foulede points, n’était pas assez riche pour que le produit de sescorvées et des droits de barrières pût suffire à de grandes amé-liorations apportées aux routes qui le traversent et qui, par lanature même des localités , exigent des sacrifices considérables.L’utilité particulière des habitans du pays de Galles n’étaitd’ailleurs aux yeux du parlement, qu’un objet d’intérêt se-condaire, dans les travaux projetés. Il eût donc été très-injustede charger ces habitans d’un semblable fardeau. Telles sont lesraisons d’après lesquelles on a justifié la dépense inusitée faitepar le trésor, pour les l’outes qui mènent en Irlande.
En 1810, 1811, 1815 et 1817, le parlement institua descomités d’enquête pour examiner l’état de la route de Londresà Dublin. Les rapports de ces comités démontrent les gravesinconvéniens et les dangers auxquels étaient exposés lesvoyageurs. « Cette route, dit le comité de 1819, si essen-tielle aux communications entre sept millions d’habitans d’uncôté et douze de l’autre, ne peut jamais être mise dans un étatqui donne une sécurité parfaite, si l’on abandonne à des intérêtslocaux le soin de son administration et de son entretien; aulieu de la considérer comme un ouvrage d’une grande impor-