VOIES PUBLIQUES. 4i
dehors. On va voir deux exemples remarquables de routesparlementaires établies d’après ces considérations.
I. Routes civiles et commerciales .—Le parlement d’Irlandeayant cessé d’exister en 1800, le pouvoir législatif de ce royaumefut dès-lors incorporé dans le pouvoir du parlement britan-nique. Par-là, les rapports administratifs et politiques de laGrande-Bretagne avec l’île associée à son empire, sont de-venus plus multipliés, plus étendus et plus actifs. Les citoyensdéputés par l’Irlande à la chambre des communes, et lespairs irlandais admis à la chambre des lords, ont dû faireà chaque session le voyage de Londres, avec leur suite et leur. famille ; une foule d’individus de tous les rangs et de toutesles professions ont été de même contraints de venir dans cettecapitale, pour y suivre les affaires importantes et nombreusesqui sont du ressort du parlement. Mais tout centre de pou-voir, en se déplaçant, entraîne avec lui cette foule d’intriganset d’ambitieux dont l’existence est de courir sur les traces desdistributeurs de la puissance et des honneurs. Enlin , dès quel’élite de la noblesse et de la bourgeoisie, au lieu d’être appeléeà Dublin pour y donner des lois à l’Irlande, fut appelée àLondres, il fut du bon ton pour les riches oisifs, de venirpasser le temps des sessions parlementaires dans la capitale del’empire. Les communications personnelles entre l’Angleterreet l’Irlande , sont ainsi devenues beaucoup plus fréquentes etplus nombreuses qu’elles ne l’avaient été jusqu’à la lin du siècledernier. En même temps , les deux contrées ayant éprouvé,quoiqu’à des degrés bien différais , le progrès de la richesseet de l’industrie leur commerce mutuel s’est accru par ceprogrès -, les transports par terre et par mer ont augmentédans la même proportion, les correspondances de toute espèceont acquis plus d’importance et d’activité. On a senti chaquejour davantage le besoin de favoriser cette activité, par l’amé-Y. 6