VOIES PUBLIQUES. 43
tance nationale influant, clans un degré plus ou moins mar-qué , sur tous les habitans des royaumes-unis.
» Quant à l’emploi des deniers de l’Etat, pour exécuter destravaux de cette espèce, votre comité pense qu’on ne doit pasle considérer comme une dépense qui puisse appauvrir le pays,ni même diminuer en quelque chose la richesse générale. Cetemploi des fonds du trésor n’a donc rien de contradictoireavec un juste esprit d’économie et de réduction dans les dé-penses. Pourvu que les sommes accordées soient appliquéeshonnêtement $ pourvu que le perfectionnement des commu-nications donne à l’industrie, au talent, aux capitaux du paysune activité nouvelle, et par conséquent les rendent plus pro-ductifs , les sommes ainsi placées ne seront pas consomméescomme dans les dépenses ordinaires du gouvernement : c’est-à-dire , enlevées à l’industrie productive du pays, pour être tanéanties. Au contraire, un tel placement favorisera la créa-tion d’un nouveau capital. Dès-lors l’accroissement du i-evenupublic résultera de l’accroissement même de la production,c’est-à-dire, du progrès de la richesse nationale.
>> Par les améliorations proposées , on fait naître un bien gé-néral , on donne à beaucoup d’ouvriers des moyens d’existence,on nécessite des achats dont le prix entre dans la circulationcommerciale, on diminue la consommation inutile des che-vaux et des voitures. Ce n’est pas tout : les personnes dont lesmomens sont précieux, pouvant voyager plus vite, il leurreste plus de temps pour le consacrer à leurs affaires. La ra-pidité du voyage est une économie sur les dépenses accessoiresde tous les voyageui'S ; c’est pour eux à la fois un agrément etune commodité. Enfin cette amélioration de la voie publique,permet à beaucoup de personnes, d’accroître le produit de leurindustrie et de leur commerce.
» En facilitant les communications entre l’Angleterre et l’Ir-