4o FORCE COMMERCIALE.
Les routes privées peuvent être réduites à celles que cha-que particulier fait exécuter sur ses propres terres , ou surles propriétés de ses voisins, jusqu’à la voie publique ; parexemple, pour transporter jusqu’à cette voie, le produit deses carrières, de ses mines, de ses manufactures^ etc. Il n’estbesoin d’aucune autorisation pour construire une route surses propres terres ; mais il faut un Acte du parlement pourétendre cette route à travers les propriétés des voisins. Les con-ditions auxquelles on accorde cette autorisation , et toutes lesformalités d’acquisition de la superficie que doit occuper laroute, sont les mêmes que les conditions et les formalités dela concession d’un canal à travers des propriétés qui n’ap-partiennent pas au concessionnaire. En conséquence , afin d’é-viter les redites inutiles, nous renvoyons au livre suivant, oùl’exposition de ces mesures législatives est faite avec toute l’é-tendue qu’exigeait l’importance du sujet.
Routes parlementaires . Ainsi que nous l’avons fait voir,l’esprit général de la législation britannique est de charger lescommunes et les associations locales ou curatèles, du soin deconstruire et d’entretenir les chemins libres et les routes à bar-rières. Les dépenses nécessaires à ces travaux, sont faites en cha-que lieu, par les habitans du voisinage auxquels elles profitentplus particulièrement, et par les propriétaires des voitures quipassent sur chaque partie de la voie publique, confiée à l’ad-ministration d’une paroisse ou d’une curatèle. Cependant, ilest des cas où certaines routes ne sauraient être construites etmaintenues en bon état par l’unique secours des paroissesqui en profitent immédiatement. Telles sont, par exemple, lesvoies principales qui établissent, à travers une contrée pauvreet d’un accès difficile, des communications importantes à lafois pour le commerce et pour la politique, pour la tran-quillité intérieure et pour la défense contre les ennemis du