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5,3 (1824)
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36 FORCE COMMERCIALE.

Lacte dinstitution de chaque curatèle borne le taux des* péages et le nombre des barrières , daprès la balance probabledes revenus et des dépenses. Les curateurs ne peuvent pasoutre-passer ces limites j mais ils peuvent diminuer les droits,si les créanciers de la route y consentent. Ils afferment chaquebarrière par une enchère publique annoncée trente jours àlavance, dans un avis qui fait connaître le produit net du péage,durant lannée précédente.

Sagit-il dériger une barrière nouvelle ? Les curateurs doi-vent prévenir quils tiendront dans vingt et un jours au plustôt, une assemblée générale , pour décider si lon doit en effetlériger, et dans quel endroit elle sera placée.

Dans le cas les curateurs se permettraient de létablir,en contravention avec lActe du parlement qui constitue leuradministration, ou seulement sans autorisation légale, les jugesde paix lorsquils tiendront leurs sessions trimestrielles, de-vront prescrire de labattre. Cest au shérif du comté, commeau représentant du pouvoir exécutif, que les juges de paixadresseront alors leur exequatur.

Les travaux des routes à péages sont dirigés par des in-specteurs spéciaux qui sont à la nomination des curateurs ,ainsi que le trésorier dépositaire des fonds de la route, lescommis de barrières, etc. Tous ces employés sont obligés defournir caution pour les sommes dont ils ont le maniement.

Comme les habitans de chaque commune traversée par uneroute à barrières, sont les premiers qui en tirent avantage pourleur agriculture, leur commerce et leur industrie, le législateura pensé quil était juste dobliger ces habitans de subvenir, dansune proportion spéciale, à lentretien de cette route *. En con-séquence, ils sont tenus de fournir une corvée de trois jourspar an , sur le même pied que la corvée des chemins commu-

* Cette mesure est daulant plus juste que, par lart. 6 de lActe 84 de la i3 e . année