VOIES PUBLIQUES. 3
rues les plus commerçantes, celles de Saint-Denis, de Saint-Martin et des Lombards, beaucoup trop étroites pour per-mettre une circulation active, on voit qu’un tiers au moinsde leur largeur est occupé par des étaux saillans j par descaisses et des barils, placés en dehors des boutiques ; par desvoitures qui déposent dans la rue leur chargement, au lieude l’entrer sur-le-champ dans les magasins ; ce qui serait à lafois économique et facile. Ces détails, si négligés en France,ne peuvent être surveillés d’une manière efficace , que par uneadministration municipale fortement organisée, comme l’estcelle de l’Angleterre.
Remarquons surtout, dans les villes delà Grande-Bretagne,le soin qu’apporte l’autorité, pour rendre la voie publique , etcommode et facile au simple piéton. Chose admirable ! Dansun pays où les riches sont chargés de faire les lois, jamais,en les faisant, ils n’oublient le bien-être des citoyens sansfortune.
Des trottoirs en larges dalles de pierre, sont pratiqués surles côtés des rues d’une largeur ordinaire. Dans les plus étroi-tes, on trouve encore un trottoir où deux piétons peuvent secroiser. De fortes amendes puniraient tout individu qui con-duirait sur cette partie réservée , un cheval, une voiture, untraîneau, une simple brouette, ou qui tenterait d’y roulerdes caisses et des tonneaux.
Voici le détail des mesures qui garantissent la sûreté de lavoie publique : elles méritent toute notre attention.
Les C r “. du pavage font poser des bornes ou des poteaux en bois, en pierre,en fer, en avant des trottoirs et des grilles, en avant des terrains vagues ,ou dangereux •, tout dommage fait à ces barrières entraîne une amende qui vade 2 à io liv. st. , indépendamment des réparations. — Dans les beaux quar-tiers , au devant des maisons, est un fossé garni d’une grille ou d’une barrièreen bois ; on périt descendre par ce fossé , dans l’étage souterrain ou dans lecellier, tantôt par un escalier, tantôt par une trappe. Si cette entrée , si celte