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5,3 (1824)
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VOIES PUBLIQUES. 3

Dans quelques pays, loin de subvenir aux Irais de la voiepublique, les administrateurs des églises sefforcent de lencom-brer et de lenvahir. En parcourant lItalie et dautres contréesde lEurope, jai toujours été frappé de voir les monumensreligieux que le voyageur admire pour leur grandeur et leurbelle architecture, obstrués de toutes parts , et dégradés par di-gnobles échoppes et des cahuttes adossées aux murs extérieurs.Ainsi, dans le seul motif dun lucre mesquin , sont déparésdes édifices dont la majesté devrait exclure tout voisinage avecdes habitations profanes. Certes, les anciens respectaient da-vantage les édifices consacrés à leurs divinités. Ni les étaux deRome, ni les boutiques dAthènes, ni les tavernes de Memphiset de Thèbes, nétaient bâtis sur les fondemens-mêmes destemples de Minerve et de Jupiter, dOsiris et dIsis. Enfin, dansla terre promise, la main qui chassa du temple les vendeursqui osaient en profaner le sanctuaire, népargna point, sansdoute, les détaillans du péristyle, et les étalagistes du portique.

En Angleterre , des officiers civils remplissent ces austèresfonctions. Si la fabrique dune église, si le chapitre dune cathé-drale envahissaient une partie des rues et des places adjacentes ,pour y louer des masures quils auraient adossées à ces édi-fices, les officiers municipaux abattraient dautorité ces con-structions scandaleuses, et condamneraient à lamende les usur-pateurs de la voie publique.

Lautorité municipale est chargée pareillement de veiller àce quautour des monumens civils, tels que les palais du par-lement et du ïoi, lon ne, voie jamais de semblables masures.Chez nous il na pas fallu moins que les tempêtes de la révo-

pavé, pour la demi-largeur de la voie publique, autour de ces édifices et le long desterrains vagues lon na pas encore bâti. Cette taxe est payée par les chapitresou par les fabriques des cathédrales et des églises , par les administrateurs des hôpi-taux et des prisons, et par les propriétaires des terrains vagues, contigus à la voiepublique.