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5,3 (1824)
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XXIX
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INTRODUCTION,nées , elle était en arrière de la France ; et dans lentreprise et dansl'exécution des grands ouvrages utiles à lindustrie, indispensablesau commerce. Ce quelle a fait durant un demi-siècle, nous pouvonsle faire , plus promptement encore. Nous pouvons reprendre notrerang, en profitant de son expérience, comme elle a su profiter dela nôtre. Osons vouloir. Ni lardeur et lactivité, ni la science et legénie, ne manquent à notre heureux pays. Notre territoire est plusvaste, notre climat plus beau, notre sol plus fertile. Une immensefrontière et deux mers , ouvrent leurs débouchés aux produits desentrailles et de la superficie de notre terre. Mais nous manquons en-core, pour arriver à ces limites, de communications intérieures asseznombreuses, assez aisées, assez économiques. Sachons les entre-prendre, avec les efforts combinés et les sacrifices communs dungrand nombre de citoyens. Je dois le dire, une dernière fois : en nouslivrant à ces travaux dassociation, nous cimenterons lalliance detoutes les classes de létat, et des individus de chaque classe ; et nousmarcherons dun même pas, à lagrandissement de la force physique,à laffermissement de la puissance morale de notre patrie.

Efforçons - nous datteindre ce but, avant darriver au termede noire carrière. Les hommes de notre génération , suivant lecoursordinaire des mortalités humaines, ont quelques années à vivre. Fassele ciel, quau déclin de leurs jours, ils puissent dire à la générationqui les remplacera : Nous avions reçu de nos pères ,une France appau-vrie, agitée, déchiréej recevez de nous une France couverte de mo-numens dutilité publique, érigés par notre industrie ; exubérantede richesses, produites par notre travail; plus riche encore, enveitus, en concoi-de, en magnanimité. Transmettez à vos neveuxcet héritage, agrandi par vous comme il le fut par nous-mêmes; etpuissent dâge en âge , tous les peuples de la terre, éclairés par notresavoir, enrichis par notre industrie, améliorés par nos exemples, répé-ter pour la France, ce voeu quun grand homme mourant formaitpour sa propre patrie : Esto perpétua! Quelle soit immortelle!