A**' *
Stüdes et travaux. 279
un cerceau de fer coule , qu’on fixe dans le sol, et qui l’em-peche de se jeter d’un cote ou de l’autre.
Le conducteur ayant amene son cliariot jusque sur le pla-teau, dont les deux rebords prolongent alors la direction de laroute , il detache son cheval. Ensuite , il fait tourner ä la mainle plateau avec le chariot, jusqu’a ce que les rebords du pla-teau se trouvent alignes sur ceux du petit retour de route quiconduit au navire, perpendiculairement au quai.
Une forte semelle est enchassee fixement sur l’arete duquai. Deux poutres dirigees sur le prolongement des cötesdu petit retour de route, sont d’un bout fixees a la semelle,avec de solides charnieres. Des ornieres en fer prolongent laroute sur ces poutres qui peuvent s’elever et s’abaisser en tour-nant sur leurs charnieres. Leur bout libre, entre dans le sabordd’embarquement du navire a charger. Suivant que la mer estplus baute ou plus hasse, les poutres changent d’inclinaison;mais sans cesser, pour cela, d'aboutir au seuillet du sabord.
Les navires que l’on emploie au transport des gros blocs,n’ont qu’un seul pont sur lequel sont etablies deux routes enfer, qui vont depuis la pouppe jusqua la proue; lune a tribord,et l’autre a bas-bord. Deux routes semblables suivent la meinedirection dans le fond de la cale ( fig. 3, 4 j 5 , 6, PI. V ).
Un cabestan horizontal place vers le milieu du pont ^ etmu par le moyen d’un rouage en fer, fait avancer le chariot,depuis la plate-forme circulaire ou nous l’avons laisse, jusquesur le pont du navire, ou l’on ränge les chariots de maniere äce que l’avant de l’un touche l’arriere de lautre.
Pour descendre des chariots dans la cale du navire, unepartie de la route etablie sur le pont, ä partir du sabord d’em-barquement, tourne sur des charnieres, s’eleve, et decouvreune autre route inclinee sur laquelle descendent par leur proprepoids, les chariots introduits par le sabord. Ils ne peuvent