ETUDES ET TRAVAUX. '287
Nous allons faire connaitre cette machine representee PI. IV,fig. 7 et 7 bis\ et Fusage qu’on en fait ä Slieerness.
La cloche est en fer coule d’un seul jet; eile a la figure d’un tronc de pyramidequadrangulaire : longneur k la base, 2 metres ; largeur i, 25, hauteur i,5o. La facesupe'rieure est perce'e de douze trous circulaires dans lesquels sont incrustes des verresilluminateurs. Avec leur secours , ä 8 metres sous l’eau, 011 voit assez clair pour exe-cuter des travaux qui demandent de la precision. II ya dans l’interieur de la cloche ,i°. deux bancs sur lesquels les ouvriers s’asseoient ; 2°. des anneaux portant des cordesauxquelles sont attache's les outils que les ouvriers peuvent ainsi laisser tomber , sansqu’ils aillent se perdre au fond de la mer; 3°. des cordes attache'es a d’antres an—neaux a la face supe'rieure de la cloche , pour suspendre les fardeaux qu’on veut leversous l’eau.
Entre les douze illuminateurs, se trouve un renfort en fer., perce de trous fort larges,pour reccvoir le dernier anneau du bout de chalue sur lequel est frappe' le palan qui serta faire moutcr et descendre la cloche. — Entre ces deux trous est une petite ouvertureronde, avec un renfort sur le rebord duquel on visse le bout en cuivre d’un tnyau de cuir ,par lequel on introduit de l’air frais dans la cloche , lorsqu’elle est sous l’eau.
De'crivons actuelleincnt l’appareil employe pour faire servil' la cloclie aux constructionssous-marines de Sheerness. On plante d’abord deux rangees paralleles de pilots, l’unc enavant, l’autre en andere de la parlie de mur qu’il s’agit de fouder. On re'unit la tete despilots, i°. dans chaque range'e , par des pieces longitudinales ; 2°. d’une range'e ä l’autre ,par des pieces transversales. Des planches jetees sur ces dernieres pieces , forment uneplate-forme allonge'c , sur les bords de laquelle sont etablies solidement deux barres de ferdentees , afin de former une route en fer.
Un i er . chariot se compose d’une plate-forme k jour, et de quatre roulettes dcnte'esqui s’engrenent sur les deux barres de fer dont nous venons de fixer la position. Ainsi ccchariot court parallelement k la longueur du mur.
Les longs cote's de la plate-forme du chariot, sont perpendiculaires ä la direction dumur, et garnis de nouvelles barres dente'es sur lesquelles s’engrenent les roues pareille-ment dente'es qui portent un second chariot. Celui-ci court donc sur le premier , per-pendiculairement ä la longueur du mur. C’est ä ce second chariot que sont lixe's les palansemployes soit pourmonter et descendre la cloche, soit pour descendre les blocs de pierrequ’il s’agit de poser. Par la marche combine'e des deux chariots, on peut , comme on levoit, transporter la cloche dans un endroil quelconque de la longueur et de la largeur dumur. Chacun des chariots est mu par une manivelle double dont Taxe porte deux pi-gtions qui s’engrenent sur deux des roues du chariot.
Une petite pompe k air est manceuvrec sur un radeau , a proximite de la cloche : l’airqu’elle fournit passe par le tuyau de cuir dont j’ai dejä parle , pour renouveler l’air de lacloche. Cette pompe se compose d’un cylindre vertical assez court, mais d’un grand dia-melre, et d’un piston dont la tige est mue par un levier. Le piston a six ourertures circn-