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Une bicile est traversee d’uu bout par la partie excentriquc de l’arbre coude, de l’autre paruti boulon fixe sous le cadre des scies. Par conse'quent, suivant que le coude monte ou des-cend , par l’effet de la rotation, le cadre descend ou moute pareillement.
Pour adoucir les froltemens , on fixe ä cliaque montant , les essieux de trois roulettesvers lc haut, et de trois vers le bas de l’espace parcouru par le cadre. Ainsi le cadre semeut entre douze roulettes; trois vers chaque angle. Douze bandes de cuivre , fixees surles cöte's du cadre , rendeut plus doux encore le frotteraent des roulettes en fer.
Voici comment les scies sont fixees : Au bas du cadre est une traverse horizontale dontleprofil a la forme d’un ? renverse. Le bas de chaque scie est garni d’un renfort en fer, ayantcn creux la figure de ce profil. Or cette figure est teile que, quand on engage le relief dansle creux , la scie ne peut pas s’e'chapper ; plus on la tire avec force, de bas en haut, pluseile s’engage dans la traverse qui retient sa partie infe'rieure. — On place le nombre de sciesnecessaires pour refendre une piece de bois. —Entre les scies et les cötes verticaux ducadre on pose en haut et en bas, des tasseaux de bois qu’une vis de pression pousse d’uncöte du cadre , afin de rendre invariables les dislances des scies.
Le chariot qui porte la piece ä scier est garni, en dessous, d’une barre dente'e qui s’en-grene avec un pignon fixe' contre une grande roue ä dents tres-petites; des cliquets qui bu-tenlcoutre ces dents, font, ä chaque coupdc scie, tourner cette roue d’une quantite constante.
Un rnoyen qui donne beaucoup de prix a la machine , est celui qu’on emploie pour faire ävolonte retrograder le chariot, ou lui communiquer un mouvement fort rapide. — Qu’on ima-gine deux roues dentees , n°. i et 2 , comprises dans la meine chape et s’engrenant l’une avecl’autre. Supposons qu’ä l’axe de la roue n°. 1 , soit adapte un tambour portant une courroiesaus fin, laquelle aille passer sur un second tambour fixe ä Taxe du pignon qui fait avancerla barre dente'e directrice du chariot *. Supposons que la chape portant les deux rouesdente'es, soit mobile sur deux bouts d’essieu qui la supportent de droite et de gauche , ä sonmilieu. Supposons que , dans le plan des roues dentees 1 et 2 , il y en ait une troisieme assezeloignee de cclles-ci, pour pouvoir au besoin n’engrcner ni avec l’une ni avec l’autre ; maisassez rapprochee des memes roues, pour qu’en faisant basculer vers la droite ou vers la gauchela chape des deux premieres, l’une ou l’autre s’engrene avec la troisieme. Supposons, enfin ,que cette 3 ”. roue soit fixe'e sur l’arbre principal mu constamment par la machine ä vapeur.
II est visible que , quand la premiere roue dente'e portant le tambour, s’engrene avec latroisieme roue, eile prend un mouvement dirige' en sens contraire, et le communique, par lacourroie sans fin, au pignon qui fait mouvoir le chariot. C’est ainsi qn’on fait retrograderce chariot.
Si l’on fait basculer la chape des roues premiere et deuxieme, de maniere a desengre-
* I.a courroie on ehalne sans fin, qui communique les mouvemens de la roue, n°. 1, au chariot,est coudde par la pression de deux tambours on deux poulies de renvoi, porte'es sur la meme chape.Cette chape se prolonge d’un bout jusqu’Ji un point fixe ; de l’autre bout eile porte un poids.Quand on releve le poids ( ce qu’on fait en tirant une petite corde qui passe sur une poulie derenvoi), la courroie se de'tendet ne communique plus de mouvement. Quand , au contraire, onlaisse tomber le poids, eile communique au chariot les mouvemens de la roue n°. 1.