ETUDES ET TRAVAUX. <a3t
ner ]a premiere pour engrener la deuxieme avcc la troisiemc, alors 1a deuxieme prendrapareillement un mouvement contraire. Mais la deuxieme est toujours engrenee avec la pre-miere ; eile va donc lui comrauniqucr un mouvement contraire ä ce mouvement contraire ,c’est-ä-dire quc la premiere roue recevra le meme mouvement que la troisieine. Elle com-muniquera donc au chariot un mouvement progressif: et ce mouvement sera beaucoup plusrapide *, que celui qui est donne par le jeu lent des cliquets.
Ce rapide mouvement est necessaire, lorsqu’on arrive ä quelque de'fourni d’une piece, oulorsqu’on n’a pas encore amene' le chariot jusqu’au point oü la piece commence ä toucherles scies, ou Iorsqu’ayant scie un bout court, on veut avancer promptement pour arriverä un autre, etc.
On n’einploie guere les scies dont nous venons d’expliquer le jeu , qu’ä refendre enplanches , des bois du Nord , qui gcneralement sont equarris dejä.
Pour refendre des planches cn fcuillcs d’une epaisseur donnee , on les fait passer entredeux cylindres verticaux places tout pres de la scie. L’axe d’un des cylindres est immobile ;celui de l’autre est mobile, et par le moyen d’une vis de rappel, on l’eloigne, on l’approchedu premier, suivant l’epaisseur de la piece ä scier. Quelles que soient les siuuosite's de laplanche , eile se de'range , s’il le faut, pour se pre'senter toujours aux scies , de maniere queles parties scie'es aient uue e'paisseur constante , et que le fil du bois ne soit jamais coupe'.
Lorsque les planches ä refendre sont dejä trop minces pour pouvoir se soutenir , on lesaccouple et l’on place entr’elles une autre planche de Support qui, de distance en dis—tance , est garnie de petites aretes en fer , lesquelles s’impriment dans les planches et lesempechent de glisser.
Lorsqu’on veut scier des pieces contourne'es quelconques , l’appareil des deux cylindresverticaux entre Iesquels passe la piece , est renferme' dans un cbässis mobile autour d’unaxe vertical, et la piece peut tourner plus ou moins sur son propre chariot, pendant quece chariot avance : c’est ainsi qu’on pourrait scier les baux des vaisseaux.
Des scies circulaires. Depuis quelques anne'es les Anglais font un grand usage des sciescirculaires qu’ils doivent aux Hollandais. Les plus petites ont depuis 2 de'cimetres jusqu’ä7 ä 8 de'cimetres de diametre; elles sont forme'es d’tin plateau circulaire d’acicr. La formede leurs dents varie suivant la nature du bois qu’cllcs sont destine'es ä debiter. Elles sonttres-saillantes et tres-eloignees l’une de l’autre , lorsqu’elles doivent servir ä travailler desbois blancs ou resineux, qui ne pre’sentent qu’une faible resistancc. Les dents sont plusrapproche'es pour le sciage du ebene , et plus encore pour celui de l’acajou et du gayac.
* II est important de pouvoir, ä volonte', placer la cliape qui porte les roues 1 et 1 , dans cha-cune des trois positions qu’elles doivent prendre, Sans qu’il puisse y avoir aueune erreur. Gelas’opere en engageant successivement le haut d'un levier coude qui monte jusque sur l’e'tage su-pe'rieur , dans des crans 1, a et 3 , creuses sur Parete d’une barre horizontale et fixe. Le premiercran fait engrener la roue n°. 1 avec la 3°., et retrograder le chariot: le cran intermediaire des-engr&ne la 3 e . roue, Sans engrener la 2 e . avec la i re . j alors le chariot ( mü seulement par lescliquets) avance avec i*ne lenteur proportionne’e ä la difficultd du sciage; enlin lu 3°. cran faitengrener la 2 e . roue avcc la 3*. ; ce qui donne au chariot un rapide mouvement de progression.