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fiTUDES ET TRAVAUX.sur le bord d’un bassin , avec une large rampe pour lancer ouremonter les embarcations. L’atelier est vaste et, neanmoins,ses poutres sont presque toutes cachees par des embarcationsque l’on y tient suspendues, aiin de les conserver plus soigneu-sement.
C’est dans cette meine partie de l’arsenal que se trouyent lesnouvelles forges, dont les travaux, quoique peu avances, me-ritent une grande attention.
La marine anglaise n’a pas , comme la nötre , des usiuesspeciales , pour la fabrication de ses ancres. Chaque arsenaldoit faire et reparer les ancres necessaires aux batimens qu’ilarme. Les travaux penibles qu’exige cette fabrication se fonlä force d’hommes, et d’une maniere en general inünimentgrossiere : meme a Portsmouth *. Depuis long-temps, onavait eu l’idee d’employer Faction de la macliine a vapeur,pour executer ces travaux. Le celebre "Whitbread, dans unedes discussions les plus interessantes qui ayent eu lieu sur lesbudgets de la marine, presentes a la chambre des communes ,reprocha fortement ä l’amiraute cet esprit de routine qui lais-sait toujours les arsenaux de l’etat, d’un demi siede en arrierede l’industrie des particuliers. 11 cita pour exemple des per-fectionnemens demandes par l’opinion des gens eclaires, lafabrication des ancres et des cordages, avec le secours de la ma-chine a vapeur. Tres-peu de temps apres cette attaque, la con-struction des nouvelles forges de Woolwich fut ordonnee.
TroiS machines a vapeur mettront en mouvement les marti-nets et les grands soufflets cylindriques , dont on doit faireusage pour la fabrication des ancres.
Depuis l’e'poque ou nous ecrivions ce passage, on a considerablement avance' les forges deWoolwich. Je dois ä l’extreme obligeance de l’architecte auteur de cc beau iravail, io
* Los neuf dixieraes des ancres fabrique'es pendant la derniere guerre, pour la marineanglaise , e'taient faites par des entrepreneurs , hors de l’enceinte des arsenaux.