ETUDES ET TRAVAUX. 189
Le beaupre faisant partie de la drdine , son etambrai qui reste vide est occupe parune manche a vent, et rccouvert d’1111 toit.
Tous les, recouvremens sont peints sin- les edles, et goudronne's sur les toits; les planchcsqui fonnent toit , sont souvent couvertcs d’une toile goudronncc.
A Plymouth , on fait usage d’une toile imperme'able pour couvrir les toitures en bois ,pour servir de prelarts , etc.; eile est enduite d’une peinture h 1’huile , dans laquelle ilentreun savon particulier. Cette toile est d’une gvande dure'e, mais il parait que la prepara-tion en est fort cliere ; cette raison a sufli pour que lc commerce ne l’adoptat point, etmeme pour qu’elle ne devint pas d’1111 usage ge'neral dans la marine militaire.
Parlons maintenaut des precautions contre le feu. Sur le gaillard d’arriere, aux anglesde la dunette, il y a des tonueaux pose's sur des chantiers, et tres-bien peints; ils rejoiventles eaux de pluie qui s’ecoulent de la dunette, et qui peuvent immediatement servir, dansle cas oü le feu prendrait a bord. Deux pompes a incendie sont placees sur la dunette,aupres des charniers; elles ressemblcnt assez a nos pompes destiuees au meine usage. Deuxpompes ä cbapelet et deux pompes ä tnain sont installe'es pour epuiser l’eau de la cale.
Iiidepcndamment de tous les moyens que nous avons detailles , 011 cmploie , pour se'cherles parties basses , tantdt des poeles, et tantot des ventilatcurs.
Sur le bangar qui couvrc la dröme, deux panneaux d’ecoulillons ouverts a l’aplomb dela grandc ecoutilie et de celle d’avant , seuvent de capot ä des manches a vent, qui des-cendent jusques dans la cale. U11 cartalui frappe sur le faux-etai, ä l’aplomb de ebaquemanche sert ä la bisser, des que le lemps est beau. Au contraire , en amenant la manche ,son capot ferme exactement les e'coutillons de la drdme , et l’humidite extericure ne peutplus penetrer dans le hätiment. Un autre ventilateur dont nous avons de'ja parle, debouebesur la poulaine, passe par l’etambrai du beaupre', et descend jusque dans la cale , par desecoutillons prepares a cet eflfet. Une grande gaine en toile entoure ccs e'coutillons et l’ou—verture de l’ctambrai de beaupre, depuis le toit qui couvre lc tont, jusqu’aü premierpont. A la premiere batterie , le premier sabord du milieu (tribord et bas-bord), sert debouche pour un autre ventilateur qui passe par les bordages enleve's sur le premier pont,et descend jusque dans la cale.
Dans les temps oü l’air est tres-charge de mole'cules aqueuses , on ne se sert pas des venti-latcurs , qui conduiraient l’humidite dans la cale au lieu de l’cn chasser. On emploie despoeles qui, elevant la temperature de l’air , le rendent capable de tenir en dissolution uneplus grande quantite' de gaz aqueux. Il y a de ces poeles dans la cale , sur lc faux pont , dansle logemeut de l’amiral et du capitaine, etc. Ce moyen n’est pas sans quelques de'savantages.
Afiu d’empecher les vaisseaux de se de'former en prenant de l’arc , on tient a bord tontle lest de fer, et toutes les caisses en fer remplies d’eau ; ce quin’a pas d’inconve'uient, puis-qu’au bout de quatre ä cinq ans, cette eau n’a rien perdu de sa fraiclieur.
Tels sont les moyens employes pai’ les Anglais pour assurerla conseryation de leurs hatimens qui, toujours, sont habite's