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4,2 (1821)
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188
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l88 FORCE NAVALE.

place que !e mät dartimon , le grand mät et le mät de misaine. Ccs mäts sont assez soulevc'spour que leur pied ne repose plus dans leur carlingue , mais soit porte par denx on troisgrandes gueuses posees cn travers sur les flasques de cette carlingue.

Je dois indiquer , dans ce chapitre , un moyen que jai vu mettre en usage , pour sou-lcver ninsi les mäts des batimens desarmes

Les bas mäts des vaisseaux de'sarmes sont maintenus par de faux elais et par deux bau-bans de chaque bord. Les caps de mouton de ces haubans sont couverts, pour etre ä labride lbumidite. Les jottereaux des mäts en place , sont aussi couverts avec de petits toits,afln dempecher leau de croupir et de sinsinuer entre ccs pieces et le mät. Le beaupredes vaisseaux en desarmement, nest pas en place; il est mis avec les vergues , les matsde bune et de perroquet, ainsi que toutes les mätures de reebange , sur les baux qui traver-sent la grandrue. Cette grandrue est couvcrtc dun liangar ayant deux toits , lun a tribord ,lautre h bas-bord. Les basses vergues de'passcnt les extremites de la grandruc dont len-cadrcinent sert de base au hangar ; une petite toiture sc prolonge sur les vergues pourcn mettre les extremite's comple'tement a labri. En gcne'ral , ccs bangars sont fermes detoutes parts, avec des cloisons jointives; cepcndant, ä bord des batimens les plus modernes,jai vu de ces abris ferme's par des cloisons ä jalousies tres-bien travaille'es.

employe's dans la mäme Station , et qui avaient leurs mäts et leurs vergues peinls en noir, durentetre fournis de trois assortimens de milture pendant le meme temps. (Knowl-es, p. io4-)

* Lors de mon premier voyage, M. Seppings, inspeetcur des constructions navales, a fait adopterle mecanisme que nous allons decrire , pour soulever de 8 ä io decimetres , les bas mäts des vais-seaux : ce qui permet, i°. den visiter le pied et den ae'rer lemplanture ; a°. de poser sous ce pieddes traverses qui, pendant toute la dure'e du de'sarmeraent, empechent qnil ne soit expose ä scpourir par l'humidite , ou ä secliauder ] ar le contact avec sa carlingue. Quatre vis ä (Ilet carresont lenues deLoutJ sur le 1 er . pont, deux ä tribord et deux ä bas-bord ; les deux vis de lavantsont supporte'es par une traverse dont les deux bouts offrent un saucier; une autre traverse a sesbonts perce's en ecrou , pour emboiter la partie superieure de ces deux vis. Les deux vis de l'ar-riure sont lenues de la meme facon. Deux liens de fer, allant de lavant ä larricre , l'un ä tribord ,lautre ä bas-bord du mät, reunissent les deux traverses , et forment avec ellcs un encadrementfixe. Chaque lien de fer est coinpose de deux verges , lune emboltant lautre , et toutes deux[icrcees dun eertain nombre de trous e'quidistans. Par ce moyen , avec des clavettes passees dan»ces trous, on peut (ä volonte!) allonger ou raccoureir le lien , suivant quil sagit dembrasser et desoulever un mät dun diametre plus ou moins considerable. Au milieu de chaque traverse ä ecrousest un Irou dans lequel passe une troisieme vis, tenue par un c'crou mobile appnye' sur cette tra-verse. Cette vis descend sous le pont par le'lambrai (les coius qui maintenaient le mät sont ote's).Au-dessous du pont, cette vis tient ä une boucle qui lunit avec une cliaine. On a donc deuxchatucs suspendues, lune en avant et lautre en arricre du mät; elles descendent jusques vers lejiied du mät, avec lequel elles sont assujetties par un solide amarrage.

Ces preparatifs achevcs, on voit quil suffit, avec des leviers passe's dans la tete des quatre grandesv is, de tourner simultanement, pour faire monter d'un mouvement egal, les deux traverses, les deuxchaines et le mät qu clles embrassent. La vis qui tient ä chaque cliaine ne sert quä la roidir, apresque lc hont inferieur de cette cliaine est amarre autour de la partie inferieure du mät. Quatr#mousses soulivent avec facilite le mät le plus pesant, au moyen de cette machine dont nous de-viions faire usage dans nos arseoaux.