l88 FORCE NAVALE.
place que !e mät d’artimon , le grand mät et le mät de misaine. Ccs mäts sont assez soulevc'spour que leur pied ne repose plus dans leur carlingue , mais soit porte par denx on troisgrandes gueuses posees cn travers sur les flasques de cette carlingue.
Je dois indiquer , dans ce chapitre , un moyen que j’ai vu mettre en usage , pour sou-lcver ninsi les mäts des batimens desarmes
Les bas mäts des vaisseaux de'sarmes sont maintenus par de faux elais et par deux bau-bans de chaque bord. Les caps de mouton de ces haubans sont couverts, pour etre ä l’abride l’bumidite. Les jottereaux des mäts en place , sont aussi couverts avec de petits toits,afln d’empecher l’eau de croupir et de s’insinuer entre ccs pieces et le mät. Le beaupredes vaisseaux en desarmement, n’est pas en place; il est mis avec les vergues , les matsde bune et de perroquet, ainsi que toutes les mätures de reebange , sur les baux qui traver-sent la grand’rue. Cette grand’rue est couvcrtc d’un liangar ayant deux toits , l’un a tribord ,l’autre h bas-bord. Les basses vergues de'passcnt les extremites de la grand’ruc dont l’en-cadrcinent sert de base au hangar ; une petite toiture sc prolonge sur les vergues pourcn mettre les extremite's comple'tement a l’abri. En gcne'ral , ccs bangars sont fermes detoutes parts, avec des cloisons jointives; cepcndant, ä bord des batimens les plus modernes,j’ai vu de ces abris ferme's par des cloisons ä jalousies tres-bien travaille'es.
employe's dans la mäme Station , et qui avaient leurs mäts et leurs vergues peinls en noir, durentetre fournis de trois assortimens de milture pendant le meme temps. (Knowl-es, p. io4-)
* Lors de mon premier voyage, M. Seppings, inspeetcur des constructions navales, a fait adopterle mecanisme que nous allons decrire , pour soulever de 8 ä io decimetres , les bas mäts des vais-seaux : ce qui permet, i°. d’en visiter le pied et d’en ae'rer l’emplanture ; a°. de poser sous ce pieddes traverses qui, pendant toute la dure'e du de'sarmeraent, empechent qn’il ne soit expose ä scpourir par l'humidite , ou ä s’ecliauder ] ar le contact avec sa carlingue. — Quatre vis ä (Ilet carresont lenues deLoutJ sur le 1 er . pont, deux ä tribord et deux ä bas-bord ; les deux vis de l’avantsont supporte'es par une traverse dont les deux bouts offrent un saucier; une autre traverse a sesbonts perce's en ecrou , pour emboiter la partie superieure de ces deux vis. Les deux vis de l'ar-riure sont lenues de la meme facon. Deux liens de fer, allant de l’avant ä l’arricre , l'un ä tribord ,l’autre ä bas-bord du mät, reunissent les deux traverses , et forment avec ellcs un encadrementfixe. Chaque lien de fer est coinpose de deux verges , l’une emboltant l’autre , et toutes deux[icrcees d’un eertain nombre de trous e'quidistans. Par ce moyen , avec des clavettes passees dan»ces trous, on peut (ä volonte!) allonger ou raccoureir le lien , suivant qu’il s’agit d’embrasser et desoulever un mät d’un diametre plus ou moins considerable. — Au milieu de chaque traverse ä ecrousest un Irou dans lequel passe une troisieme vis, tenue par un c'crou mobile appnye' sur cette tra-verse. Cette vis descend sous le pont par l’e'lambrai (les coius qui maintenaient le mät sont ote's).Au-dessous du pont, cette vis tient ä une boucle qui l’unit avec une cliaine. On a donc deuxchatucs suspendues, l’une en avant et l’autre en arricre du mät; elles descendent jusques vers lejiied du mät, avec lequel elles sont assujetties par un solide amarrage.
Ces preparatifs achevcs, on voit qu’il suffit, avec des leviers passe's dans la tete des quatre grandesv is, de tourner simultanement, pour faire monter d'un mouvement egal, les deux traverses, les deuxchaines et le mät qu clles embrassent. La vis qui tient ä chaque cliaine ne sert qu’ä la roidir, apresque lc hont inferieur de cette cliaine est amarre autour de la partie inferieure du mät. Quatr#mousses soulivent avec facilite le mät le plus pesant, au moyen de cette machine dont nous de-viions faire usage dans nos arseoaux.