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par des ofliciers mariuiers et des matelots, ainsi que nousl’avons explique, Constitution de la marine, liv. v, ch. 3 ,Directeurs des trcivaux. Ce petit equipagc suffit pour main-tenir le batiment dans une parfaite proprete, qui contribue beau-coup a sa Conservation. Les batimens en Ordinaire, formentune espece d’escadre, soumise ä. la disc-ipline du commande-ment militaire. Les feux y sont allumes ou eteints, les venti-lateurs hisses ou amenes, les jalousies de sabord levees ou bais-sees , d’apres des signaux particuliers de commandement.
Lorsque les Anglais desarment leurs vaisseaux, ils n’enleventdu bord , que le greement, les pieces d’artillerie, les munitionsde guevre et de boucbe, et les ameublemens amovibles. Onlaisse en place tout ce qui tient au bord. On n’arrache pas desportes et des fenetres, les serrures, les loquets et les poigne'es;rien n’est brise, sous pretexte de conserver. On pense quiWautmieux laisser intacts les objets : lorsqu’on rearme le batiment,on les retrouve egalement intacts et bien conserves.
Les Anglais pensent avec raison qu uu edilice dont la valeurs’eleve jusqu’a deux millions de Iran cs, et dontpourtant la du-ree moyenne idest evaluee quä huit ans pendant la guerre etquatorze pendant la paix, est un edilice dont il importe extre-mement d’assurer la Conservation. Car, suivant ces deux hypo-theses , le deperissement annuel d’un vaisseau, est represente ,par 25o,ooo f., oupar i4-3,ooo. Donc, quand meme on depen-serait la somme enorme de 100,000 f. pour prolonger d’un ansa duree , l’economie serait encore de i 5 o,ooo f. dans le pre-mier cas, et de 43 ,000 daus le second. Ces calculs justifientles sacrifices que les Anglais ne craignent pas de faire, pour re-tarder le deperissement de leurs vaisseaux.
Si l’on considere le grand nombre des objets qui restent aboi'd d’un batiment desarme , l’achevement complet de sesemmenagemens et de ses logemens , on verra qu’il n’y a plus