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4,2 (1821)
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190 FORCE NAVALE.

par des ofliciers mariuiers et des matelots, ainsi que nouslavons explique, Constitution de la marine, liv. v, ch. 3 ,Directeurs des trcivaux. Ce petit equipagc suffit pour main-tenir le batiment dans une parfaite proprete, qui contribue beau-coup a sa Conservation. Les batimens en Ordinaire, formentune espece descadre, soumise ä. la disc-ipline du commande-ment militaire. Les feux y sont allumes ou eteints, les venti-lateurs hisses ou amenes, les jalousies de sabord levees ou bais-sees , dapres des signaux particuliers de commandement.

Lorsque les Anglais desarment leurs vaisseaux, ils nenleventdu bord , que le greement, les pieces dartillerie, les munitionsde guevre et de boucbe, et les ameublemens amovibles. Onlaisse en place tout ce qui tient au bord. On narrache pas desportes et des fenetres, les serrures, les loquets et les poigne'es;rien nest brise, sous pretexte de conserver. On pense quiWautmieux laisser intacts les objets : lorsquon rearme le batiment,on les retrouve egalement intacts et bien conserves.

Les Anglais pensent avec raison qu uu edilice dont la valeurseleve jusqua deux millions de Iran cs, et dontpourtant la du-ree moyenne idest evaluee quä huit ans pendant la guerre etquatorze pendant la paix, est un edilice dont il importe extre-mement dassurer la Conservation. Car, suivant ces deux hypo-theses , le deperissement annuel dun vaisseau, est represente ,par 25o,ooo f., oupar i4-3,ooo. Donc, quand meme on depen-serait la somme enorme de 100,000 f. pour prolonger dun ansa duree , leconomie serait encore de i 5 o,ooo f. dans le pre-mier cas, et de 43 ,000 daus le second. Ces calculs justifientles sacrifices que les Anglais ne craignent pas de faire, pour re-tarder le deperissement de leurs vaisseaux.

Si lon considere le grand nombre des objets qui restent aboi'd dun batiment desarme , lachevement complet de sesemmenagemens et de ses logemens , on verra quil ny a plus