ETUDES ET TRAVAUX. 187
vcrse'e, pareillcment postiche. Cetle sole et cette hiloire sout tout simplemcnt de fortes plan-ches posc'es ä plat sur les bordages et sous les baux du pont. Les logeraens de l’amiral etdu capitaine sont de meine epontillc's.
Les pauneaux d’ecoutille sont tenus en l’air , par quatre montans fixes k faux frais auxangles de chaque e'coutille , reunis par des traverses horizontales , et portant le panneaucomme un toit. Les caps de mouton sont suspendus dans les encadremens ainsi forme's, au-dessus des e'coutilles du faux-pont ou de la premiere batterie : cette disposition vicieuseintercepte le courant d’air qu’on doit s’elforcer d’etablir entre la eale et les entreponts.
Les mantelets des sabords sont de'pcndus, et mis en rang sur le faux-pont, le plus prespossible du milieu de la longueur du batiment. Les alfiits * * sont pareillcment range's etconcentres sur le premier pont; afin de soulager les extre'mite's qui soulfrent d’autant plus,par l’exces de leur poids sur leur deplacement , que le vaisseau est plus einerge.
On remplace les mantelets par des jalousies simples , mais d’un jeu remarquable
Les vaisseaux neufs, depuis les preceintes infe'rieures jusqu’au plat bord , sout peiuts enblanc, sans bandes noires. On neraarque avec de telles bandes , la Separation des batleries,que quand le vaisseau doit entrer en armement. Les ponts des gaillards et de la dunette sontpeints en blanc , comme la muraille exterieure; afin que les eaux pluviales ne pourissent pasles bordages, et qu’ils soientmoins desse'che's par l’ardeur du solcil. Nous devrious adopler cettecxcellente rnethode. Les Anglais preferent la couleur blanche, quoique la plus salissante. IIsontremarque qu’elle est plus favorable a la Conservation des bordages. Lc noir au contraire,absorbant tous les rayons du soleil, ecliauffe beaucoup les bois, pendant l’e'te. C’est, dit-on,pour ce motif, qn’on a cesse de peindre les batimens en noir , k la mort duroi et de 1’amiral.
Les cabestans, les bossoirs, les patins , la tete des mäts et du gouvernail, celle desbittons, etc., tous les bois enfin qui presentent leur tete debout, a l’injure de l’air, sontcouverts de petits capots , qui les preservent de la pluie et les empechent de se fendre.
Toute la mäture des batimens est a bord , et peiute en blaue ***; mais il n’y a de mis en
* On a soin de clianger souvent de place les afffits range’s sur les ponts, afin de nettoyer etd'aerer la partie du pont sur laquelle ils posent. On exhausse sur des tasseaux les cliarniers ettous les objets dont une face pourrait poser ä plat sur les bordages ct y attirer de rhumidite.
”Des tablettes ordinäires ayant deux petits gonds ä leur angle supe'rieur, sout loge'es dans unencadrement qui embolte dans le sabord, en place du mantelet : ces petites tablettes, en tournantsur leurs gonds, peuvent, i°. se rebattre vers le bas, alors la jalousie est ferme'e ; 2 °. s’e'lever äou 5o“, alors la jalousie est ouverte. : —Pour leur faire prendre a volonte ces deux positions, unecremaillere ou r.lteau dont les dents sont des chevilles de bois iniplantc'es dans un axe vertical,est mauoeuvree par un court levier en bois, Gehe dans cet axe vertical.
Lorsque le plan de la cremaillere est parallele au plan du sabord, cetle jalousie est ferme'e.Lorsqu’ensuite, avec la main , on saisit le levier pour faire tourner la cremaillere et l’amener dansun plan perpendiculaire a celui du sabord, les dents de la cremaillere s’insinuent enlre les tablettesde la jalousie, dont cliacune est souleve'e par une dent. Un mouvement contraire laisse retomber lestablettes , et ferme la jalousie. — Au-dessus de chaque sabord , on fixe a la muraille un auvent assezlarge pour mettre la jalousie ä l’abri des eaux pluviales.
w lJac fre'gate employee dans les Indes orientales , ayant eu tous ses mkts et ses vergues peintsen blanc, les rapporta encore en Angletcrrc apres cinq ans de Service; tandis que d’autres bälimens