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pregne plus la membrure , d’une humidite qui ne pouvait qu’etre nuisible a la Conservationdes bois , comme ä la sante des equipages.
Entretien des vaisseaux , apr'es leur mise ä l’eau. Dans un temps de paix , tcl quecelui oü j’ai visite l’Angletcrre , on est peu presse d’achever les vaisseaux. 11 est plus avan-tageux d’en tenir un certain nombre (ä flot ou sur calle ), dans un etat assez avance pourqu’on puisse aux approckes de la guerre , les terminer en peu de jours. II importe, d’ail-leurs , de ne pas les acliever long-temps avant de s’en seryir; et de ne pas poser trop totune foule de pieces qui nuisent ä la circulation de l’air, entre les diverses partics de lacbarpcnte ; parce que cette circulation, en maintenant dans un etat de se'cberesse habi-tuelle, des bois susceptibles de s’c'chauffer quand ils sout en contact, contribue bcaucoupa la Conservation du bätiment.
La plupart des precautions que nous allons indiquer sont necessaires dans une contre'e ge-neralcmcnt humide et brumeuse ; sur le bord de rivieres et de fleuves, tcls que la Tamiseet la Medway; au milieu de vastes marc'cages comme dans l’ile oü se trouve Sheerness, etsur les grands lacs qui environnent Portsmouth.
Dans le vaigrage entre sabords, il y a des ouvertures de cinq ä six centimetres delarge , sur presque toute la longucnr de l’entre-sabord. Ccs ouvertures existent meme dansle logeinent de l’amiral, et prcscntent un excellent moycn de Ventilation.
Au dedans, on enleve les plate-formes et le borde des puits aux fanaux, les portes dessoutes ( ou du moins on les tient ouvertes ), le bordage superieur de toutes les cloisous dufaux-pont, les parcs ä boulet de la premiere batterie, etc. Au dehors, on enleve toutes lespieces de rapport applique'es sur le bordage , les clievilles , les chaines de lraubans, etc.
Au lieu de chasser toutes’ les clievilles qui ackevent de Her entr’ellcs les diversespariies de la charpente , on se coutente de percer les trous oü , plus tard , seront chäs-sees toutes celles qu’il n’est pas indispensable de mettre immediatement en place. Ainsil’air peut circuler par ces ouvertures , et rafraichir l’intcrieur du bois. Pour le mememotif les paracloses sout cnlevees. Sur cliaque pont, ä tribord et ä bas-bord, deuxvirures intermc'diaires et la foumire de gouttiere , sont parcillement eulevces d’unbout ä l’autre du bätiment, c-t pose'es sur des liteaux, ä l’aplomb de leur emplacement.Cela produit quatre ouvertures longitudinales par oü l’air peut circuler librement,des battcries dans la cale. Sur tous les ponts, il n’y a que les virures du milieu quisoient calfate'es; les gaillards et les passavants le sont, afin d’empecber la filtratiou descaux de pluie.
A l’arriere de la carene des bätimens, on a soin deretirer quatre des bordages extc'ricursqui aboutissent ä la lisse d’ourdit, et qui dcsccndent un peu au-dessus de la flottaison lege.On remplace ces bordages par des plancbes d’orme assez minces, et perce'es de trous ,comme les plancbes qui portent des bouteilles dans les celliers. L’air exte'rieur entre entout temps dans la cale, et dans le faux-pont, par ces ouvertures multiplie'es : c’est unde'faut de cette disposition.
Pour soutenir chaque pont, inde’pendamment des epontilles fixes, il y a des epontillesvolantes portant, par le bas, sur une sole posticke, et par le baut, sur une biloirc ren—