Druckschrift 
4,2 (1821)
Entstehung
Seite
185
Einzelbild herunterladen
 

ETUDES ET TRAVAUX. i85

prenaient picd sur la coque meme du navire. Cet usagc ne remonte qua lanne'e 1788.Sans doute ces abris tcmporaires etaient moins chers; raais ii fallait les renouvelcr plussouvent, et lou ne pouvait les bätir que quand les navires avaient dcja leur meinbrureassemblee ; cest-ä-dire , lorsquil y avait pres dun tiers des travaux exe'eutes cn plein air,sous un ciel extremement pluvieux. O11 bätissait au-dessus des plus haules allonges, unelegere toiture, quon demontait lorsque tous les travaux e'taient terraine's. On faisait meineordinairement de semblables toits sur des bätimens mis en grand radoub.

Lorsquun vaisseau est monte en bois tors , on le laisse secher au moins pendant uueannee, si la cliose est possible : on se contente de six mois pour les fre'gales.

On sapprovisionne ä lavance de baux et de bordagcs.

Sous les ailes du liangarde construction , on lient debout les baux destine's au bälimentmonte en bois tors ; la partie infe'rieure du bau est elevc'e au-dessus du sol , pour quellene prenue pas dkumidite. On a soin de verser, sur la tete de ces baux , de lhuile quisiufiltre par leffet de son poids et de ratlraction capillaire des canaux ligneux ; les par-ties du bau quelle impregne sont ainsi preservees de laction pernicieuse de lhumiditc.Malheureusement cette huile parait ne pe'netrer quä bien peu de distance dans le tissuligneux.

On empile les bordages dans lintericur du vaisseau, en les posant sur le cant, et leseloignant lun de lautre, dau moins deux fois leur largeur. On forme de la sortc desrange'cs alternativement paralleles a la longueur et ä la largeur du batiment.

A Plymouth , en 1816, jai vu un vaisseau a trois pouts (le Britannia) , rempli debordages empile's de cette mauicre. II y a de longues manches a eau ( cn cuir ), distribue'esdans les diverses parties du vaste magasin que presente son intc'rieur. Ces manches abou-tissent toutes aupres dune porte ä claire-voie , perce'e dans la membrure de lavant du.navire et communiqnant au chantier par une rainpe en peilte douce. En cas dincendie ,les manches, tenninees par des ecrous en cuivre , sont aussitot vissees sur le collet detuyaux de conduite qui sont garnis de robinets et qui sortent un peu du sol, tout aupres duvaisseau. Quand 011 ouvre ces robinets, Ieau accumule'e dans les reservoirs, est refoule'e parde fortes pompes; eile jaillit avec rapidite par ces canaux, et dans un instant, porte dessecours ä tel point du vaisseau quon peut le desirer.

Le Service des pompes ainsi que la direction des secours , en cas dincendie dans larse-nal, appartieunent au directeur des constructions.

Dans les vaisseaux cn construction , comme dans ceux en radoub , les Anglais ont grandsoin de ne pas appliquer la peinture sur les bois fraichement pare's ; ils attendent que lhu-midite mise ä nud par le parage , ait e'te pompee par latmosphere. 11s attendent que lememe elfet soit produit sur la membrure, avant dy appliquer le bordage. Ces pre'cautionscclaire'es nous semblent dignes dimitation.

Depuis quelquc temps , les Anglais ont cesse de noyer dcau Tinterieur de leurs bätiineusneufs, pour voir sil nen filtrait point par quelques lissures ou par quelques trous de ta-riere. Les abondantes injections de goudron (faites dans tous les joints dunc membruresaus mailles jusquk la flottaison ) rendent la coque ä peu pres impermc'able. Ainsi lon 11 im-