Druckschrift 
4,2 (1821)
Entstehung
Seite
155
Einzelbild herunterladen
 

J 3 TUDES ET TRAVAUX. l 55

Si, maintenant, nous comparons uu vaisseau de 86 avec unvaisseau de 120 , nous verrons que ce dernier a fort peu de su-pe'riorite sur lautre , quant a la quantile des feux; puisque lepoids du fer, lance par bordee , est

Poiir le trois ponts. . . .Pour le 86.

1466

1204

>poit 7

6 .

Ajoutons encore que le trois ponts, presentant une graudehauteur au-dessus de leau, il y a bien plus de probabilite queles coups ratteindront, d une distance donnee :

Rapport des surfaces de la coque , exposees. 4 : 3 .

Rapport de la quautite des feux. 1466 : 1204

Rapport corapose. 4 ^ 9 ^ 4 ^*^

Ainsi le desavantage relatif est du cote du vaisseau ä troisponts, dans les combats qui ne sont pas tres-iapproclies.

Dans les combats darmee navale, les bätimens sont en ge-neral engages ä des distances fort petites, et quelquefois presqueen contact. Les vaisseaux ä trois ponts reprennent, ici, toutFavantage de la certitude des coups ; leurs feux plongeans ecra-sent les combattans places sur les gaillards des deux ponts en-neinis. La meilleure ressource des 80 et meine des 74 est, alors,de tenter labordage de ces colosses deslructeurs. Cest ce que fitNelson, dans le combat dejä. eite du cap Saiut-Vincent. Lesucces le plus eclatant a justifle la bonte de cette manceuvre;mais eile ne pouvait reussir, quavec un equipage qui possedaitune grande superiorite morale sur son ennemi.

Les Anglais ont parfaitement compris Favantage davoir dansleurs flottes, un grand nombre de vaisseaux du premier rang.Hs ne se bornaient pas comme nous, dans chaque armee na-vale , ä deux ou trois vaisseaux ä trois ponts. Ils en ont eu jus-qua treize, dans la meine armee. Au combat de Trafalgar,les deux colonnes. d attaque avaient leur tete formee de bati-