FORCE N AVA LE.
156
mens de ce rang, qui vinrent ecraser notre centre, oü il n’yavait aupres du vaisseau amiral, que des vaisseaux ä deux ponts.
Les Anglais ont encore (1817) dix-neuf vaisseaux ä troisponts en desarmement dans leurs ports, et cinq en construc-tion dans leurs grands arsenaux. Xis auraient pu, dans la der-uiere guerre, donner sept vaisseaux ä trois ponts, ä trois flottesdifferentes. Xis ont aussi proportionnellement beaucoup plus devaisseaux de 80 que nous n’en avons. Ils ont, comme nous, hanniles vaisseaux de ligne inferieurs aux 74. Ils construisent meineaujourd’hui fort peu de 74. Ils donnent, avec raison, la prefe-rence ä la classe des 80. C’est ce qu’il nous faut faire.
Nous devrions al’avenir ne construire que des vaisseaux sansdunette, et compenser cette suppression, en continuant labat-terie des gaillards , depuis l’avant jusqu a l’arriere. Alors nousaurions des vaisseaux ä quatre et a trois batteries completes.Tels sont les vaisseaux des Americains. D’apres les niemesprincipes, leurs grandes fregates ont deux batteries completes.
Ne craignons pas de revenir sur un pareil sujet. Ainsi quenous l’avons deja remarque , lors de la derniere guerre entre laGrande-Bretagne et les Etats-Unis, les Americains durentleurs avantages aux grandes fregates qu’ils avaient fait con-struire , et qui portaient cinquante-quatre bouches a feu, ducalibre de 24 et de !\i.
Les Anglais, eclaires par une facheuse experience, se sonthätes de construire des fregates, sur les meines dimensions. J’aivisite la fregate le Leander *, ä son retour d’Alger. Elle est ar-mee de soixante bouches a feu 5 trente pieces de 24 long formentsa premiere batterie ; trente autres pieces, en partie 24 court,en partie carronades de , forment la batterie des gaillards.J’ai visite ä Plymouth la fregate le Java pareillement armee
* ct **. L’armement de ces bätimens, et bcaucoup d’atitres dounees sur rarmement de