i/|8 FORCEN AVA LE.
"Vers lepoque oü je proposais ce sys Lerne d’armement, legeneral Congreve, apres avoir fait essayer des pieces courtesde 2 4, etendant plus loin ses idees, ajoulait : « Je ne puis qu an-ticiper sur cette conse'quence : Par une modificalion conve-nable de mes principes, les vaisseaux de toules les classespourront en definitive , etre armes avec des canons de 32 ;et toutes les fregates, avec du canon de 24 . » Seulement, il sepromeLtait, de cette innovation , des avantages exageres, etconcluait par cet eloge , qu’il donnait sans scrupule ä sespropositions : II est peut-etre difficile de concevoir quelquechose de plus important pour notre Service naval !
Eufin , dans ces derniers temps , un oflicier d’artilleriede terre tres-distingue, M. Paixhans (sans connaitre ce quej’avais ecrit sur le meme sujet) a propose de placer du 36,de plus en plus leger, dans les batteries de plus en plus eleveesdes vaisseaux \ comme ä bord des fregates, et de tous lespetits batimens. II donne le plan de ses nouveaux canons quiressemblent beaucoup aux canons Congreve. Mais, par une mo~destie qui contraste avec l’assurance Congrevienne , il se con-tente de dire : « Ce que nous avons fait ici se borne donc äavoir presente des moyens praticables d’arriver ä une unitäde calibre et ä un maximum d’effet qui avaient ete anterieure-ment recherclies. »
CHAPITRE II.
Force comparee des batimens de guerre .
Totjt en prouvant, comme nous croyons l’avoir fait dans lechapitre precedent, qu’il est possible de donner aux vais-seaux un armement superieur ä celui qu’ils ont eu jusqu a