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4,2 (1821)
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149
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ETUDES ET TRAVAUX. T-k<J

ce jour, lexamen compare de la force des batimens de di-verses classes nous montre que lancicn Systeme, tel quil est,offrait cependant des avantages qui font lionneur a ses au-teurs : surtout, si Ton considere quil fut introdu.it dans unlemps ou lart etait encore l)ien voisin de lenfance.

On reconnut, des cette epoque, liadispensable necessile deplacer les pieces les plus legeies, dans les batleries les plus ele-vees. On sentit pareillement toute rimporlance de donner aces pieces, des porlees qui differassent le moins possible.

Yoilä le but quon sefforca dalteindre, en armant les balte-ries superieures avec des pieces daulant plus longues, propor-tionnellement, que leur calibre etait moins considerable. Ainsi,dansla marine anglaise, les pieces longues de 3 a , de 24, de 18et meme de 12 , out ä peu pres la meme porte'e de but en blaue.Ce but determine la distance quon regarde comme la litniteordinaire des bonnes portees. Lorsquon se bat ä cette dis-tance , tous les canons doivent etre pointes sur lobjet memequil faut atteindre j quand la distance est plus grande, tousles canons doivent etre pointes au-dessus j et quand la dis-tance est moins grande , tous les canons doivent etre pointesau-dessous. Une teile uniformite presente a coup sur de grandsavantages, dans le^combat.

Pour montrer ä quel point il importe que les diverses batte-ries dun vaisseaune different pas trop, ni de portee, ni de cali-bre, commencons par mettre en ]>resence un vaisseau a deuxponts et une fregate. Supposons c[ue lengagement ait lieu par ungros temps, que le vaisseau soit au vent, et de plus , oblige defermer (sous le vent) les sabords de sa premiere balterie j alorsil ne reste au vaisseau quune balterie pontee et celle des gail-lards, cest-a-dire, rien de plus qua la fregate. Si donc la fre'-gate a des pieces dune plus grande portee et dun plus fort ca-libre, eile possede une superiorite reelle sur le vaisseau. Comme