ETUDES ET TRAVAUX. T-k<J
ce jour, l’examen compare de la force des batimens de di-verses classes nous montre que l’ancicn Systeme, tel qu’il est,offrait cependant des avantages qui font lionneur a ses au-teurs : surtout, si Ton considere qu’il fut introdu.it dans unlemps ou l’art etait encore l)ien voisin de l’enfance.
On reconnut, des cette epoque, l’iadispensable necessile deplacer les pieces les plus legei’es, dans les batleries les plus ele-vees. On sentit pareillement toute rimporlance de donner aces pieces, des porlees qui differassent le moins possible.
Yoilä le but qu’on s’efforca d’alteindre, en armant les balte-ries superieures avec des pieces d’aulant plus longues, propor-tionnellement, que leur calibre etait moins considerable. Ainsi,dansla marine anglaise, les pieces longues de 3 a , de 24, de 18et meme de 12 , out ä peu pres la meme porte'e de but en blaue.Ce but determine la distance qu’on regarde comme la litniteordinaire des bonnes portees. Lorsqu’on se bat ä cette dis-tance , tous les canons doivent etre pointes sur l’objet memequ’il faut atteindre j quand la distance est plus grande, tousles canons doivent etre pointes au-dessus j et quand la dis-tance est moins grande , tous les canons doivent etre pointesau-dessous. Une teile uniformite presente a coup sur de grandsavantages, dans le^combat.
Pour montrer ä quel point il importe que les diverses batte-ries d’un vaisseaune different pas trop, ni de portee, ni de cali-bre, commencons par mettre en ]>resence un vaisseau a deuxponts et une fregate. Supposons c[ue l’engagement ait lieu par ungros temps, que le vaisseau soit au vent, et de plus , oblige defermer (sous le vent) les sabords de sa premiere balterie j alorsil ne reste au vaisseau qu’une balterie pontee et celle des gail-lards, cest-a-dire, rien de plus qu’a la fregate. Si donc la fre'-gate a des pieces d’une plus grande portee et d’un plus fort ca-libre, eile possede une superiorite reelle sur le vaisseau. Comme