ETUDES ET TRAVAUX. *4?
ne differeraient que par leur longueur. On placerait les pluslongues a la premiere batterie •, celles qui suivraient en longueurseraient ä la seconde batterie , et ainsi de suite, jusqu aux car-ronades des gaillards et aux obusiers de la dunette. — Les pluslongues pieces devraient encore etre sensiblement plus courtesque les canons ordinaires de trente-six.
» De cette uniformite naitraient les plus grauds avantages.Des pieces plus mauiables et plus legeres pourraient etre plusi'approchees. On multiplierait les bouches a feu, sans aug-menter le nombre des canonniers , parce qu’il en faudraitmoins pour manceuvrer chaque piece. Chaque decbarge d’ar-tillerie enverrait donc a l enneml un plus grand nombre deprojectiles , tous du plus fort calibre : enfin, toutes les piecespourraient se servir des niemes boulets, ainsi que des ustensilesparticuliers de la Charge , dont les dimensions ne dependentque de la grandeur du calibre.
» Nous offrons cette idee aux habiles ofliciers de marine etd’artillerie, sans lui donner d’autre importance que celle qu’ellepourra prendre dans leurs xnains , par des experiences bienfaites. Nous demanderons seulement qu’on ne se hate pas dela condamner d’apres des maximes faites, qui , sur de sem-blables sujets, ne sont trop souyent que des erreurs consa-ci’ees. »
Malgre la forme dubitative sous laquelle je presentais mesidees, alin de moins effaroucher les ennemis de toute innova-tion, Tofficier d’artillerie, membre de la Commission cliargee(par le ministere) d’examiner le Tableau de Vdrclätecture na-vale, crut devoir devancer la publication de mon ouvrage ,attaquer mon manuscrit par la voie de la presse, et me com-battrea layance, dans le prospectus d’un Memorial d’artilleriede marine qui deyait etre redige par une reunion d’ofliciersde cette arme.