u 6 FORCE NAVALE.
Affüts des carronades. Les tig. 8,9, io et n , PL VII,montrent deux inslallations des affuts ordinaires de carronades.Dans la premiere installation, le centre de conversion est endelxors du sabord , dans la seconde il est en dedans. Les detailsdes figures ont ete releves avec une extreme exactitude, sur lescarronades que nous avons prises a Lord des batimens anglais,dans la demiere guerre.
Afiiits Congrevcpour carronades. La TI. XI, fig. i et 2 , 3 ct 4 > offrc le profil et laviie d’arrierc des nouveaiix affuts pour carronades de 12 et de 18 . Lcur construction serapproche beaucoup de celle du dernier affut des canons ä support. 11 s sont pareillementcompose's de deux parties, i°. d’un cbässis ayant deux cotes SS reunis par deux en-tretoises; 2 0 . d’une semelle mobile CC. Le boulon-tourillon BB est assez long pour que lesroulettes AA (semblablesä T, fig. i3, PI. IX) puissent courir en pleiu sur les cotes du chäs-sis. La carronade est en outrc reunie ä la semelle CC, fig. 3, 4 et 4 bis , par des oreillesen fer coule EE , qui formen! Ja tete de la semelle , et qui sont traversc'es par le boulon-tourillon, qu’ou empeche de tourner: comme pour les affuts de canons ä support.— La partiesuperieure de la semelle est presque de nivcau avec les cotes du cbässis; le pointage dansle plan vertical s’opere par le moyen d’un coin D , tel qu’en le retirant, la piece se trouveä i5° d’ele'vation. — La semelle est forme'e de trois parties, fig. 4 et 4 bis : la piece de dc-vant EE , la piece de derriere II , en fer coule , et la piece du milieu C en bois - t le toutest forlement assemble par deux chevilles bb. Les oreilles, comme nous I’avons dit plus haut,appartiennent ä la piece de devant; les tourillons de la semelle II, ä la piece de derriere.
La carronade et la semelle sont assujetties au chässis par qualre languettes equarries dd,fig. 2 et 4 , saillantes au bas et en dehors des pieces de l’avant ct de l’arriere de la se-melle. Ces languettes glissent dans des rainures carrees de meine forme rr, pratiquc'es dansla partie infe'rieure des cotes du cbässis , et recouyertes d’une feuille de tole.
Le chässis est monte' sur des roulettes, comme dans les fig. 10 ct 11 , PI. IX, ouseulement sur des traverses T, en bois, arrondies en dessous , comme dans la PI. XI,fig. 1 , 2 , 3 et 4 . Gelte dcrniere me'thode est employce dans le modele adopte par le Conseildes Transports .—La tete du chässis est cheville'c au scuillet du sabord , par une piece defer mmnn , bien ajustee et fixee par la seule chevillc de la brague centrale Xx, fig. 3, PI. XI.Les tourillons de la semelle sont garnis de cliquets qui, tombant dans la «emailliere enfonte jj , fig. 1 et 3 , PI. XI , vers l’arriere du cdte du chässis, retienuent la carronade aurecul, jusqu’a cc qu’on l’ait cbarge'e. Si l’on suspend ces cliquets par de petitcs clavettesdestinees a cet effct, l’action de la brague ramenera la piece en battcrie , et l’on pourrala charger en dehors du bord , comme une piece ä bragues fixes y mais sans occasionerl’effort que les bragues fixes font eprouver ä la muraille du navire , au moment du tir.
Les roulettes des tourillons ont Icurs Ieviers, comme dans les affuts de canons: leyiers