ETUDES ET TRAVAUX. Il 5
Cöui't Jans tm anneau fixe sous le milieu du seuillet, comrae clans l’affut dejä propose. On peut,si on le juge ä propos, y joindre comme bi'agne de precautiou , unc cliaine l'ixe’e a l’avautde la semelle bb. Les roulettes A peuvent etre en liois dtir, portant a leur centrc une rouedente'e ä cliquet, en fer ou eil euivre. Cet affut n’occnpe pas plus de place que l’affutordinaire , ei contient nioins de bois. II remplira Jone les condilions exigees, sans pre-senter les inconve'iiiens, quels qu’ils soient, de l’emploi du fer coole.
Affuts cjps canons ä supporl. Ces canons et leur nouvel affut , tels que le generalCongreve les propose , sont representes, pour uue piece de , lig. 8, PI. X. L’affut secompose , comme celui qu’oii vient de decrire (fig. 7 ), d’un cliässis SS daus lequel glisse lasemelle bb , et d’une languette aa. La piece, au lieu d’avoir des tourillons, cst coulce avecun support a oeil (comme dans les carronadcs) : les liens ou susbandes de la semelle s’as-semblcnt sur le boulon-tourillon , qui sert d’axe aux roulettes X pareilles aux roulettes T( fig. 1 ). Uue garde ajustee dans les susbandes empeclic le boulou de tourner.
La seule comparaison des fig. 7 et8,montre que le dernier affut est de beaucouple plus solide. II est presque moitie nioins cleve sur le pont : il ne contient que io piedscubcs de bois , tandis que l’affut actuel du 24 loug en contient 24. Ces precieuscsreductions de masse et de volume proviennent de l’abaisscment des tourillons. D’ailleurs leboulon etant de fer forge , n’a pas besoin d’etre aussi gros que les tourillons ordinaires; cequi dimiuue le frottemeut, lors de la mise en batterie. Ensuite la semelle baab , fig. 8 , setrouve assez rapproclice du pont , pour qu’nne roulette r vienne soutenir la culasse de lapiece vers la fin du recul : avantage que n’öffre pas la fig. 7. Comme la semelle descend unpeu du cöte du recul, la roulette r ne vient a touclier le pont, qu’en approchant de la po-sition extreme du recul. Ainsi , quand la piece est en batterie , la roulette r ne portant passur le pont, ne nuit en rien au mouvement transversal d’un pointage plus ou moinsoblique.
La braguc DD repre'sentee par une cliaine , fig. 7 et 8 pourrait ctre en corde ; ellopart toujours d’uu anneau central. Mais au lieu d’enceindre la culasse, eile est passe'edaus de fortes boucles, passees elles-memes dans le boulon-tourillon.
Comme la brague , dit le ge'ne'ral Congreve , aboutit au boulon-tourillon , c’est-h-dire ,au centre du mouvement, eile doit retenir la piece , saus causer aucun de ces ressaulsqu’elle produit avec les affuts ordinaires, lorqu’clle agit ä l’extre'mite' d’un levier aussi longque la distance des tourillons k l’oeil de brague de la culasse. Qu voit qu’ici le ge'neralreproduit sa fausse estimation de l’cffet des bragues sur les affuts ordinaires.
La nouvelle brague, plus courte de moitie que l’ancienne, et cachee dans Ic cliässis,est moins einbarrassante et moins sujette ä causer des accidens. L’inconve'nient re'el dece Systeme (et l’auteur n’en parle pas), c’est que la piece est animee d’un mouvement derecul dont la resultante passe par l’axe de l’äme , lorsque les bragues agissent diffe'rem-ment sur le tourillon. Cette re'sullante ne peut etre de'truite sans cxercer un effort quicroit avec la distance de l’axe de l’äme ä l’axe du tourillon : distance qui, dans le nou-veau Systeme , est la plus grande possible. Telle est la cause du ressaut de la culassedes carronadcs.