ETUDES ET TRAVAÜX. 117
qui metlent deux mousses en etat de manier une carronade de 18. O11 pcul en outre appli—quer des palans ä l’avant de la semelle; un seul pour la carronade de 12 , et dcux poureelle de 18. Ces palans agiront dans l’interieur du chassis , et le bout du galant passera parun clan sur le cote , comme dans les affuts de canons.
Dans cet affut, on evite Ic mouvement oblique de la semellc sur le chassis, qui a lieu dansl’affut ordinaire , et qui fait demonter la piece aussilot qu’on tire sous un certain angle avecla direction du chassis. La semelle du uouvel affut rcculc neccssairement dans la directiondu chassis. Donc il ne peut pas arriver d’accidens , lors du tir et du recul.
L’extre'mite' du chassis e'tant porte'e cu avant, pour s’appuyer sur le seuillet du sabord, lacarronade peut etre avance'e jusqu’a ce point. Alors , dit le general Congrevc , eile est sus-ccptible d’une teile inclinaison de baut en bas , qu’elle pourrait tirer sur des embarcationsaccostees an batiment, pour l’enlever ä l’abordage
Modifications des nouveciux affuts. La fig. 5 , PI. XI, represente un affut ä chassis,construit pour occuper moius d’espace encore que les affuts pre'ce'dens. Cela s’opere parle moyen d’un fort assemblage ä charniere , A. Quand ou ne fait pas usage du canon ,la parlie posterieure AB se replie contre la partie ante'rieure, ainsi qu’il est indiquepar les lignes ponctuecs Ab. Alors la longueur de l’affiit n’excede pas 3 pieds 6 pouces ,quoique la longueur totale du chassis, lorsqu’il est de'veloppd pour pcrmettrc le recul de lapiece, soit de 7 pieds. — La fig. 6 est la vue de l’arriere du meme affut; eile montre quequand I’affüt est developpd , les deux cötes de Parliere sout re'unis et conteuus par une forteharre CC , laquelle seit e'galeraent pour lier ensemble les parties du chassis, lorsqu’il estreplie. Dans celte derniere position , le canon et son affut peuvcnt aise’ment changer deplace , puisqu’ils reposent solidement sur quatre roulettcs d’e'gal diametre.
Le pointage s’opere par une vis. La brague est cn corde ; eile aboutit ä la tete du cous-sinet, au lieu de passer dans l’anneau de culasse , comme dans la fig. g, PI. XI.
La tete du chassis , fig. 5 , PI. XI , est appuy^e sur le seuillet du sabord , pourmontrer, comparativement que , dans cette nouvelle constructioii , la vole'e d’un canonde 24 court peut saillir davantage iiors du bord , que celle d’un canon de 24 long, montesur l’ancicn affut (fig. 8 ). La fig. 5 seit encore ä prouver que le nouvel affut est bienmoins cncombre de boucles , de cordagcs et de poulies.
La fig. 7 est un chassis de carronade d’une construction tres-simple, et propre au cas011 la piece n’a pas besoin d’etre change'e de sabord. Le chassis n’exige alors qu’une entre-toise , la tete etant appuye'e sur le seuillet du sabord. Cette construction augmente l’am-plitude du champ de tir , et l’affiit peut etre mis ä la serrc plus pres du bord , qu’avecdeux entretoises, sans qu’on ait besoin de retirer la cheville de combat. La carronaderepresente'e ici est celle ä tourillons; une simple brague de corde y est appliquee commedans la fig. 5 . Le pointage s’opere au moyen d’unc vis.
* Cela supposerait que le navire aborde füll tres-ras sur l’eau. Jamais les carronades d’une fre-gate , et bien moins encore celtes d un vaisseau , placees sur des gaillards , ne pourrnnt tirer surdes embarcations accostees le long d’un bord. On en doit dire autant au sujet des Yaisseaux de )aCompagnie des Indes, qui sont trös-sujets ä ^tre abordes.
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