ETUDES ET TRAVAUX.
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lHurailiu du vaisseau , la ligne de traclion cst toujours dans la veritable dircction de lasemelle, et le mouvement de rccul ou de rappel au sabord, s’opere avec la plus graudefacilite.
La rouc T (fig. 12 , PI. IX ) , d’un pied de diamelrc, a pour essieu le tourillon C.Le levier AL , long de 2 pieds peut, d’uu bout, s’eugager dans differentes mortaisespratique'es sur ia circonference de cette roue. Quaud 011 fait agir le levier AL, l’espaceparcouru par le centre C de la roue, est ä l’espace parcouru par la puissance appliqucecni : 16 : 1*. Tel est par consequent le rapport de la resistance ä la puissance.
L’avanlage de l’emploi du levier ne se borne point lä ; parce que le levier AL n’abesoin que d’etre rarement cliange de mortaise ; tandis qu’avcc le levier isole ordinaire ,il fallt a cliaquc instant se rcprendre. Deux re'volutions de la roulette T , fig. 8 et g, ferontavancer la piece de plus de 6 pieds. Or, le levier sera manoeuvre’ avec tonte l’aisanccpossible , pendant les deux tiers de chaque revolution (c’est-ä-dirc, 6o° ä droite et ägauche de Ia verticale ). 11 faudra donc tout au plus le clianger trois fois de mortaise,pour que la piece avance de 6 pieds. Deux hommcs feront aiusi, selon Congreve , leService de douze canonniers: cette asserlion nous parait une exag-e'ration.
Les fig. 7 et 8 , PI. IX , montrenl apres le recui , les canons monte's sur 1 ’ancieu affut,et sur le nouveau qui , comme on voit , exige uu moindre espace sur le pont.
La fig. 1 3 rcpresente eu grand , le mecanisme de la roulette des tourillous. cc bout dutourillon ; bbb cntailles en cic'mailleie , creusiies sur le plat cxtc'rieur de la roue : uu trouperce verticalemenl dans le bout du tourillon, permet au petit cliquet dcl, de tomber dans lesdents de la cremaillere circulaire. Du cöte qui remet la piece en batterie , Ia roue peuttourner sans obstacle, en soulevaut d’elle-meme le cliquet; tandis que du cote' du recui,chaquc dent qui s’oppose au cliquet, suffit pour arreler la roue.
L’applicalion de cette construction cst visible dans les fig. 8 et 9 , oü les dents rr sontmarque'es sur les grandes roulettes 7 '. Ordiuairement tout est caclie par un emboltemcntqu’une esse assujettit au bout du tourillon.
Les bragues ( PI. IX , fig. 8) sont fixees de maniere k se trouver en ligne droite a laposition du recui, pour remplir la troisieme condition.
Les fig. 3 et 4, PI- X, montrent de combieu le nouvel affut est moins large que Tancienypar conse'quent moins expose au feu de l’eunemi, et propre a permettrc un tir plus oblique.
*La tete du nouvel affut n’a qu’une largeur xj qui n’est guere que la moitie de bc , I011-gueur de l’ancien essieu.
En comparant la fig. 9 , PI. IX avec Ia fig. 8 , PI. XI, on verra que les pieces e'tantpreles ä tirer, la nouvelle laisse tralner ä terre bien moins de cordage que l’ancienne. Ccladiminue les causes d’accidens, comme le fait le moindre nombre de cbevilles plante'es dansla muraille du vaisseau. En effet, il n’en faut que deux dans le nouveau Systeme, il en faut
* Ce rapport n’est pas constant, et pour que cette evaluation fut exacte, il faudrait que le levieroftt. plus de 2 pieds, ou qu’on en deduislt la quantite dont il entre dans les mortaises de la rou-lette. D’un autre cöte' la puissance ne peut pas etre applique'e tout-ä-fait ä l’extre'mite' du levier.
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