Druckschrift 
4,2 (1821)
Entstehung
Seite
112
Einzelbild herunterladen
 

11 1

FORCE N AVA LE.

cissant Ies sahords, ce qui diminuc le nombre de points expose's aux coups de lcnuemi. Lcrecul des ancietis affuts se fait avec des deviations assez grandes, qui provienneut soit delincgalite des longueurs et des re'sislances des l>ouls de bragues, soit des inclinaisous duvaisseau; les anspects, Jos palans et les cordages necessaires ä !a manoeuvre de ces affutspeuvenl etre entrame's avec violeuce : tout cela produit des accidens dautant plus frequenset plus graves , que le combat se poursuit avec plus dardeur.Les nouveaux affuts nayantpoint de recul , noffrent pas ces dangers.

6°. Mieux assurer les canons ä la serre : cest ce que fait voir la seule inspectiou desamarrages des deux systemcs, fig. i, 2; fig. 3 , 4 et fig. 5 , ö , PI. X.

r f- Presenter moins de surfcice au feu de lennemi: parce que le nouvel aöüt estplus etroit et moins haut que lancien. Cest au restc im avantage en partie detruit par Jastirface que pre'sentent aux coups dun autagonistc , les rouleltes ayant pour axes les touril-lons de la piece: le gc'neral Congreve semble compter pour peu ce grave inconvenient.

8°. Tenir les ponts plus libres et plus secs que par le Systeme actuel: ce qui a lieu,parce que le dessous du nouvel affut est plus eleve sur le pont.

9°. Reunir lous les avantages precedens , saus augmenler la depensc. Eu supposantquen Anglelerrc, laffut Congreve soit le plus economique, parce quil contient moins debois quoique plus de fer que lancicn, le meine avantage ne saurait avoir lieu en France ,ou le fer est plus ober et lc bois meillcur marche. Cependant, lors meme que les nouveauxaffiils scraient plus dispendieux, sils sont meilleurs 011 doil les adopter.

Actucllcment il faut monlrer par quels moyens le ge'neral Congreve a täche de rcmplirces ncuf couditions. Les fig. 8 et 9 , PI. IX, rcprescntent un Canon de 24 long , montesur le nouvel affut. La parlie inferieure est un cliässis forme de deux cötes AB, reunis pardeux entretoises M, N ; la partie superieurc est une semelle de fer coule' C, portee sur desroulettes T, t , pour faire avancer et reculer la piece sur son cliässis. Les grandes rou-lettes Tont pour essieux les tourillons du Canon; les petites roulettes t tournent sur unessieu creux. Dapres celte conslruclion , il est evident que le poids du canon est prin-cipaleincnt Supporte par les roulettes T, t : la semelle ne servaut quä maintenir la piece dansla direction longitudinale du recul , et ä pointer de haut en bas. Cette hausse ou cettebaisse sopere au moyen dune chaine E , qui passe dans lcssieu creux de chaque peliteroulette t, Supporte par son milieu la piece de canon , peilt sc roidir et se mollir ä volonte',et est retenue par lesse des essieux. On peilt sc servil' egalemeut du coiu ou de la vis depointage.

Le cluissis AB ( fig. 8 et 9 , PI. IX ) est fixe ä la muraille du vaisseau par un fortbras de fer D , pour empecher laffut de prendre aucuu recul, et lui permettre de cir-culer autour du vrai centre du sabord ; eu cffet le bras de fer, fixe en G ä laffut, est mo-bile autour de la cheville Fplante'e au centre du sabord.

Les palans dont on voit seulement le garant Y, sont Caches et a labri dans Iinte'-rieur du cbässis * : les points fixes de traction etant pris sur laffut meine et non sur la

* Par cela meme, lorsque les palans cassent, ils doivent etre plus difficiles et plus longs ä changerque les palans actuels.