9j. l-’ORCE NAVA LE.
Americains, Anglais d’origine , patiens , energiques et froi-dement mais fortement passionnes (conmie les citoyens de laMetropole) , elaient de meine endurcis a la mer et ramiliarise'sa la manceuvre , par les navigations les plus longues et les plusperilleuses. Sous ces nombreux poinls de vue, iis pouvaient,saus defaveur, souteuir le parallele avec les marins des troisroyaumes.
Les Americains, se preparant de longue main ä lütter contreleurs rivaux naturels, agissaient en liommes qui se delient deleui’S forces, et qui redoutent la grande reputation de leursantagonistes. 11s songeaient a mettre de leur cote, toutes leschances que la prüdence peut preparer et produire. 11s avaienta creer une marine entierement nouvelle. Libres des prejuges etdes entraves qui s’opposent a Famelioration , aux perfectionne-mens des ancienues institutions , ils partaient du poiut le plusavance , dans toutes les parlies de Tart. S’ils construisaient desbatimens, c’etait d’apres les meilleurs principes et sur les di-mensions les plus avantageuses. Pour cliaque rang de navires ,ils commencaient par se donner la superiorite physique , dela grandeur des dimensions principales, du nombre et de laforce des boucbes ä feu, du nombre et du choix des mate-lots. Ensuite , ils apporlaient la plus grande attention ä bienexercer les marins embarques sur ces batimens. Ces marins,naturellement bons manceuvriei’S, devenaient d’excelleus ca-nonniers, instruits ä lirer de loin ayec beäucoup de precision.Dans la vue de rendre plus meurtriers , les combats rappro-cbes, ils embarquaient les cliasseurs les plus renommes desEtats de l’Union oüles tireurs sont excellens. Ils leur donnaientdes armes carabinees, pour en faire usage par des feux plon-geans diriges du baut des hunes et des parties les plus eleveesde l’oeuvre morte.
Qu’on joigne ä tous ces elemens de succes, et rentliousiasme