iLtudes et t rav aux. g 3
Etaient rassasies de succes contre notre marine. Vainementquelques combats admirables auraient pu leur prouver tout ceque des batimens francais, bien armes el bien conduils, etaientcapables de faire. Us savaient qu’en toule circonstance, Napo-leon sacriüait sa marine a son armee de terre \ qu’il faisaitservir comme sapenrs, les ouvriers constructeurs de vais-seaux 5 et comme fanlassins, les artilleurs de la marine et lesequipages de baut-bord. L’Angleterre se confiait en lui, dusoin de les conduire sur terre ä la destruction, avant qu’ilsfussent en etat de devenir formidables sur mer.
CerLains de n’avoir presque jamais a combattre que desbatimens montes par des recrues et des novices, les Anglaiss’abandonnaient a la securite. Ils se relacbaient de plus enplus de cette activite, de celte frequence d’exercices mililairesqui les avaient rendus si redoutables. Ils se croyaient plutötsur le pied de paix que sur le pied de guerre. En effet, septCents batimens anglais , en croisiere sur toutes les mers , li-vraient a peine, dans le cours de toute une annee , une dou-zaine de combats singuliers qui me'ritassent d’etre appeles uneaction navale : ainsi les 98 centiemes de la marine britanniqueetaient sur le pied de guerre, sans avoir une fois dans l’anne'e ,boccasion de se mesurer avec leur ennemi.
En meme temps, ce vaste developpement dune force navaledestinee ä bioquer tous les continens, les obligeait de meleraux matelots anglais beaucoup d etrangers , et d’ajouter auxmarins experimentes, une multitude de novices.
Les Americains, au contraire, n’ayant qu’un petit nombrede batimens de guerre, pouvaient apporter , dans la compo-sition des equipages, la severite la plus grande. Payant tres-cber leurs matelots , ils offraient une prime ä la desertiondes meilleurs marins anglais , ce qui diminuait doublementla bonte relative des equipages brilanniques. D’ailleurs les