ETUI)ES ET TRAVAUX. iß
des defenseurs d’un pays libre , ei; racharnement d’un peuple demarchands ] qui combat pour 1’in teret, pour le salat de soncommerce. Alors on verra qae toutes les causes et pliysiqueset morales se sont reunies, pour donner ä la derniere guerreentre les Etats-Unis et la Grande-Breiagne, l’issue remarquablequ’elle vient d’avoir, ä lelonnement de toutes les nalions.
L’etude des combats singuliers, livres dans cetle guerre, estd’un extreme interet. Elle fait voir comment les Arnericainsont su proliter de leurs yrais avantages : commencer de loinl’engagement, pour tirer parti de la superiorite de leurs Canonset de leurs canonniers; pointer a l’endroit le plns bas ou lesprojectiles puissent atteindre la carene de leur antagonisle ,afin que les chances si nombreuses qui tendent toujours a re-lever les coups, ne soient jamais defavorables j degreer le na-vire ennemi 5 profiter de ce desordre d un adversaire, pour leprendre, de plus en plus pres, dans des positions d’enfiladetoujours plus avanlageuses \ et finir par l’ecraser a petite dis—tance, quand il cessait de pouvoir ayec un feu nourri, rapideet bien dirige , repondre aux coups les plus decisifs.
Les Anglais, force's de reconnailre a leurs depens la supe-riorite des batimens arnericains, s’empresserent d en construirequi fussent de meine grandeur, et qui portassent la meineartillerie. Des 1816, j’ai visite ces nouvcaux batimens , avecle plus grand soin 5 j’ai fait connaitre leurs dimensions et leurarmement, et je me suis efforce de moulrer la necessite pournous d’avoir des navires de cette force. Depuis lors, nousavons construit quelques fregates qui pourront soutenir le com-bat conlre les batimens anglais et ies batimens arnericains dela meine classe.
E11 publiant le Tableau de Vdrchitectuve navale miiifaire ,aux i8". et 19'. siecles , je presenterai, ayec beaucoup de delails,la grandeur, la forme et larmement des nouyelles fregates.