ETUDES ET TR AVAUX. 85
La force physique ne manquait pas moins que la force mo-rale, ä ce ramas cle navigateurs inyolonlaires. Les plus beauxlioraraes et les meilleurs matelols etaient appeles a servir ala suite des troupes de ligne, ou bien ä la suite de la gardeimperiale •, et le rebut des gens de mer elait reserve pour lamer. Afin de remplir des cadres qu’on epuisait a toute heure,on enrölait sans choix et Sans distinction, les faibles, les con-trefaits, les rachitiques j on gardait a bord, les amputes, lesvaletudinaires et les incurables, pour presenter al’empereur,a l’empire, ä l’Europe, des etats d’un personnel imposant parsa force numerique et meprisable par sa faiblesse reelle.
Neanmoins , lorsque nos bätimens ont ete commandes pardes capitaines dont l’activite, le merite, le zele et le courage,avaient appris ä vaincre toutes les diflicultes, ces ofliciers onttriomphe du mauvais genie qui planait sur nolre marine. Ilsont fait voir a l’ennemi, si lier de sa superiorite, qu’a talensegaux, meme avec un plus court apprentissage, la vaillancefrancaise pouvait triompber de la bravoure britannique.
En 1811 , le brig YAbeille , commande momentanement parun enseigne provisoire *, transportait des poudres en Corse 5il rencontre le brig anglais F Alacrity , l’attaque, et dans moinsd’une heure, le contraint ä se rendre.
BRIGS. FRANCAIS. ANGLAIS.
Hommes lues. y i5
Hommcs biesses. . . .. 12 20
Kilogrammes de fer lances par bordee. . . 109 I 2 y
Le Renard de meme foi'ce que YAbeille , escortant unconvoi dans le golfe de Genes, rencontre le Swallow , dememe force que YAlacrity. Une fregate, un vaisseau anglaissont en vue, il lTimporte : le Swallow fuira , ou sera pris, avant
* M Mackau , aujourd’hui capitaine de vaisseau.
Commaude par le jeune el brillant capitaine Charles Baudin , refonne.