FORCE N AVA LE.
86
d’eire secouru. Un combat acharne s’engage entre Ies deuxbrigs, et le Swallow n’echappe a sa perte inevitable , qu’en serefugiant, a toutes voiles, aupres des grands batimens qui for-cent aussi de voiles pour le sauver.
Passons a d’auires exemples. En 1811 , le capitaine Du-perre (maintenaut conlre-amiral) , est envoye dans Findeavec la fregate la Bellone. Chemin faisant, il prend d’abord lafregate portugaise la Minerva, superieure ä la sienne, en gran-deur, en hommes, en artillerie. 11 arrive a File de Fi’ance,donne ä sa prise un equipage, remet aussitot en mer, et forcea se rendre trois vaisseaux de la Compagnie des Indes-orientales.11 revient a Eile de France et penetre dans les passes, malgreles feux du Fort de la Passe occupe par les Anglais^ et dunefregate au mouillage , protegee par ce fort. Bientöt, trois autresfregales anglaises se joignent a la premiere pour enlever nosdeux fregates, une petite corvette francaise et une prise, dansles passes ou elles sont refugiees. Un premier combat s’en-gage; il dure depuis cinq lieures du matin jusqua deux heuresapres midi. L’heroique Duperre, Messe grievement, a perduconnaissance; aussitot, le capitaine Bouvet passe a bord ducommandant, qu’il rem place dignement dans cette occurrenceperilleuse. Le lendemain l’action recommence avec le meineacharnement. Les fregales francaises et trois des fregates an-glaises sont e’chouees sur des bas-fonds, et se battent dansles positions donnees par cette immobilite forcee. Le nombredes morts et des blesses est plus grand du cöte des Francais;mais la constance est moins grande du cöte des ennemis. LesAnglais ne peuvent plus soulenir le feu de nos batimens. Unepremiere fregate se rend ä nous. Une seconde se brule elle-meme , le secoud jour du combat. La troisieme se brule e'ga-lement, le troisieme jour du combat. Enfin la quatrieme,refugiee sous le Fort de la Passe, se rend, a l’apparition de la