FORCE NAVALE.
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par une autorite sans bonne foi n’excitaient plus qu’uae invin-cible defiance, et ce degoüt amer avec lequel l’opinion publi-que , une fois desabusee, accueille les pretendues confidencesd un pouvoir fallacieux. Ainsi, credule aux revers , increduleaux succes, l’opinion publique tinissait par ne voir dans l’an-nonce meine de veritables triomphes, qu’un leurre oifert ä labonne foi de tous, pour apaiser 1’indignation et diminuer lemepris contreun genre de forces qui coutait a l’etat des sommesimmenses, et ne lui rapportait le plus souvent que des defaiteset de l’opprobre.
Sans aspirer au charlatanisme d’une puissance faetice, il eutfallu nous borner ä tenir dans nos ports, ou sur les mers, unnombre de bätimens plutöt au-dessous qu’au-dessus de nosmoyensj mais parfaitemeut construits, parfaitemeut equipes,parlaitement montesj afin de ne jamais craindre nos ennemis,a force numerique egale. Au contraire } pour eblouir le vulgairepar l’etalage des nombres, on semblait compter les forces denolre marine , d’apres Fenumeralion de nos mats et de nosyoiles. On annoncait pompeusement ä FEurope le rapide ac-croissement du materiel de notre flotte. Mais en quel elat setrouyait celle flotte ? Construite en grande partie avec des ma-teriaux de la plus mauvaise qualite, eile etait manceuvree pardes equipages composes de recrues, la plupart etrangeres auService de la mer \ et surtout, etrangeres ä nos interets natio-naux. On melait avec les marins francais, des Allemands, desItaliens, des Illyriens et des Grecs. Ces etranges sujets dugrand empire, mal payes, mal nourris, mal traites, servaientla France avec la rage et la haine au fond du cceur; pleins deruse et de courage pour deserter uu Service abborre, läcbespour defendre l’honneur dun pavillon Symbole de leur escla-vage, voila les soutiens et les compagnons quon donnait ä nosmarins inexperimentcs....