ETÜDEö ET T11AYAUX. 77
aussi la brillante attaque clu port d’Alger par lord Exmouth :il me sufüt de l’indiquer.
On aurait tort de conclure des actions navales qui vieimentd’etre citees, que toutes les fortilicalions baties le long descötes sont egalement vulnerables, et susceptibles detre re-duites par la force navale *. Lorsque les batleries erigees dansces fortifications ont une certaine elevatiou au-dessus de la mer,comme a Gibraltar, ou, lorsque la plage en avant de ces forli-fications se prolonge sous les eaux par une pen'le tres-douce, cequi contraint les vaisseaux a se tenir assez eloignes, les hatteriesde terre ne peuvent etre reduites au silence par Tartillerie d uneflotte. Souvent meme, il serait imprudent de tenter leur at-taque du cote de la 111er , et de vouloir detruire des naviresproteges par de telles defenses. C’est ce que l’experience a faitvoir, dans l’atlaque de Gilbraltar par les forces navales de laFrance et de l’Espagne, en 1782 *, et dans l’attaque de la flotillefrancaise embossee devant Roulogne. On sait que , dans cettederuiere action, Latouche-Treville eut la gloire de vaincre Nel-son , et de le forcer a la retraite.
La flotille que Sidney Smith commandait lorsqu’il vint sau-ver Saint-Jean-d’Acre, a montre combien la force assaillantedes moindres batimens de guerre, et les moyens defcnsifs( materiel ou personnel) qu’ils portent avec eux, sont redou-tables aux forces de terre les plus renommees pour leur expe-rience et leur intrepidite.
Si r on veut se former une idee du pouvoir de la force na-
* En traitant de la force militaire , au chapiire de la defense des cötes (Etudes ettravaux , liv. vi, ch. 4), j’ai fait connaitre les moyens de de'fense les plus estiraes, et reffetqu on en pourrait attendre. Je dois ajoutcr ici que les defeuses , lorsque la cöte u’esl pas äpente tres-douce , doivent se composer d’ouvragcs qui aient Lcaucoup de commandementsur la mer, et qui pre'sentent, autant que possilile, un grand nombre de petiles batteries ,assez rapprocbe’es pour se proteger mutucllement, mais pas assez pour etre avautageuse-ment battues par uu seul yaisseau.