78 FORCE NAVALE.
yale, en Opposition avec les forces de terre, qu on examine lescombats liyres au bord de la mer, lorsqu’une escadrille, quel-que faible qu’on Ia suppose , a pu prendre part ä l’action. II mesuflit de citer Ia bataille livre'e par le general Menou contre legeneral Moore, seconde par quelques petits batimens qui na-viguaient dans la baie d’Aboukir.
Enlin, qu’on examine l’effet que peut produire une troupedelite embarquee sur une flotte, et portant ä l’improviste, laterreur et la destruction sur les points les plus eloignes d’unecöte ennemie. Gest ce que les Anglais lirent avec le plus grandsucces conti’e nos propres cötes, lors de la guerre de 1756. Untel moyen contraint un adversaire ä tenir, sur divers points durivage de lamer, plusieurs corps detaches, dont cliacun doit aumoins etre numeriquement e'gal ä la troupe d’expedilion. Or,c’est la force navale qui multiplie de la sorte la puissance effec-tive de cette troupe.
Nous ne saurions, Sans sortir du plan de cet ouvrage, entrerdans de plus grands details sur le meine sujel. II nous suflitd’indiquer jusqu oü peuvent aller les entreprises et les succesmaritimes, sans pretendre rapporter et commenter tous lesfaits d’armes remarquables: cette lache appartient a Fhistoire.
Pour completer l’examen des moyens d’attaque de la forcenavale contre les forces de terre, il nous reste ä parier desmoyens ineendiaires : tel est Fobjet du chapitre suivant.
CHAPITRE Y.
Moyens ineendiaires.
Autrefois, on faisait un frequent usage des moyens incen-diaires. Les flottes menaient liabituellement a leur suite, desbombardes et des brulots qu on tachait de lancer au milieu de