ETUDES ET TRAVAUX. iS
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clevons eitel’, comme appreciant avec une parfaite exactitudeun des plus beaux progres de la force navale. « Blake lut lepremier qui lit mepriser aux vaisseaux, les forteresses de tei’reque , jusqualors, on avait crues si redoutahles du cote dela mer. II prouva qu eiles etaient bonnes seulement pour fairedu bruit, et pour epouvanter des navires qui ne peuvent querarement eu recevoir les coups. Le premier il inspira cette au-dace aux marins, en leur montraut, par sa propre experience,quelles grandes actions ils pouvaient accomplir , des qu’ils yseraient fortement resolus! 11 leur apprit a combattre dans lefeil comme sur l’eau. Quoiqu’on Fait ensuite vaillammentimite, c’est lui qui donna, le premier, ces beaux exemples decourage naval et d’heroiques exploits. »
On voit, eu effet, quelques anne'es apres, la marine francaise,ä peine sortie de l’enfance, attaquer et reduire a l’obeissanceles places redoutables d’Alger et de Genes. Au commencemeatdu siede dernier, Duguay-Trouin s’est immortalise par sa belleexpedition contre Rio-Janeiro.
Les Anglais, en suivant les meines erremens, ont, a diversesepoques, execute des entreprises audacieuses contre Cadix,Gibraltar et beaucoup d’autres places maritimes : il serait troplong de rapporter tous les combats de ce genre. Nous nouscontenterons de citer l’attaque de Copenhague.
En mars 1801, l’amiral Parker force Fenlree du Sund, enbravant les batteries qui defendent ce detroit. 11 se presentedevant Copenhague qu il trouve protegee par une ligne d’em-bossage composee de vaisseaux de ligne , de pontous armes,de batteries flottantes , de galeres , de bateaux canonniers , etc.Cette ligne etai t flanquee par de fortes batteries, engees sur lesdeux des des Couronnes : une seule de ces batteries avait plusde cinquante canons.
Le vice-amiral Nelson conduit la colonne d’altaque, com-