74 FORCE NAVALE.
erigees sur les cöles. Ils redoutaient des forlifications qu’ilssavaicnt armees d’une artillerie dangereuse surtout contre desnavires. En effet, un pelit nombre de boulets dun tres-fort ca-libre, lance's du riyage, avec beaucoup de pre'cision, suffiraientpour couler bas le vaisseau le mieux construit, et pour reduirel’equipage le plus brave, & perir sans defense au fond des flols.
Apres que les guerres civiles soutenues par la Re'publiqued’Augle terre, eurent excite dans le cceur de ses marius uneaudace plus qu ordinaire, ils resolurent d attaquer ayec leursflottes, les forteresses baties sur des edles ennemies. Ce qu’il ya de plus remarquable, c’est qu’un officier de l’armee de lerre,appele, dans un age dejä mür, au commandement des vais-seaux, eut la gloire d’operer cette revolution dans Femploide la force navale britannique.
En i655, Blake ne pouvaut, par des menaces, intimiderle dey de Tunis , entre, a la voile, dans la baie de Porto-Feri-no *, mouille a portee de pistolet de la forteresse 5 en fait laireles feux; puis, forcant l’entree du port, aborde et brule neufbatimens de guerre des pirates.
Deux ans apres, il apprend quun riebe convoi vient de serefugier a Sainte-Croix, dans l’ile de Teneriffe : il y yole. IItrouve dix vaisseaux de ligne et d’autres batimens de guerre ,proteges sur leur front par une estacade, et sur leurs flaues parsept forts et par un chateau. La moitie de sa flotte fait face auxdefenses de terre , et resiste a leur feu; l’autre moitie forcel’entree de la baie. Enfin , apres quatre heures de combat, lesEspagnols abandonnent leurs vaisseaux : le vainqueur les in-cendie sous le canon des batteries du rivage. Le vent qui d’a-bord soufflait du large, tourne ä la terre , et Blake triompbantsort de la baie , en bravant de nouveau l’artillerie des forls : ilout, dans ce combat, quarante morts et cent vingt blesses.
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