ETUDES ET TRAVAÜX. 7^
ä celui qui fit perir la plus belle armee <le terre qu’aient vueles temps modernes. Enfin , larmee navalene se transporte passeulement elle-meme, exempte de souffrances et de fatigues jeile transporte l armee de terre , et lui donne sa mobilite. Parce moyen, des puissances qui n’ont qu’un pellt nomke de sol-dats , les multiplient en les debarquant a l’improviste , sur tousles points vulnerables des edles de l’ennemi.
Gardons-nous donc de considerer la force navale actuellecomme offrant de mediocres moyens d’attaque et de de-fense : tout nous demontre qu’elle est au contraire une forcetres-redoutable. Mais n’en concluons pas qu’elle ait atteint ledernier degre de sa perfection. Des a present, on peut l’aug-menter beaucoup , par une meilleure construction et par unmeilleur armement des vaisseaux. Les arls mecaniques et ebi-miques peuvent faire et ils feront certainement des progresimportans et nombreux. Ces progres conduiront ä la decou-verte de nouveaux moyens militaires, plus puissaus que ceuxdont nous faisons maintenant usage : il faudra nous empresserde les mettre en pratique. Alors certaines parties de l’artebangeront de face. Mais il restera toujours ces principes im-muables et generaux, qui s’appliquent a tous les moyens de fairela guerre maritime; parce qu’ils ne dependent nullement dumecanisme avec lequel est lance ou pare lei ou tel projectile.
CHAPITRE IV.
Attaques des Jorces de mer contre les Jorces de terre.
1<ong-temps apres l’e'poque oiiFinvention de lapoudre avait faitintroduire a bord des vaisseaux une artillerie formidable, lesmarins ignorant la valeur de la force nouvelle qui leur etait con-fiee^ n osaient pas encore attaquer avec des flottes, les forteresses
IV.
xo