ETU DES ET TRAY AUX.
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c’est que la force absolue des armees navales ne doil pas semesurer par le nombre des blesses et des morls, dans les com-bats livres enlre ces armees. Voilä ce que demontre l’experience,voici ce que demontre la raison.
Dans les combats ou notre action corporelle est le principalagent de destruction , c’est presque uniquement avec l’hommeet contre l’homme que l’on agit; c’est lui surtout qui doit etredetruit ou mis liors de combat. Mais si des machines et desinstrumens sont employes pour nous aider par cl’autres forcespbysiques tres-puissantes, alors l’action se complique. Nos ef-forts se divisent; une partie agit contre le personnel et l’autrecontre le materiel de l’ennemi : premiere cause de diminutiondans la perte des hommes. En meine temps, le besoin nous faitcbercber des armes defensives, pour nous garantir des armesoffensives. II est donc rare que la decouverte d’un nouvel agentd’attaque ne fasse pas naitre de nouveaux moyens de defense etde Conservation. II faut, avant d’atteindre Fbomme, dotruireles moyens preservateurs dont il s’est entoure j ce qui demandedes efforts d’autant plus grauds, mais qui sont d’autant moinsefficaces, que Fart defensif est rendu moins imparfait.
On doit maintenant concevoir comment, dans les bataillesdes modernes, quoique la quantite totale d’action ¥ soit incom-parablement plus grande que dans les batailles des anciens, lespertes totales, en hommes, sont pourtant moins considerables :toutes les fois qu’on n’en vient pas aux moyens meines em-ployes par les anciens, c’e&t-ä-dire , aux combats corps ä corps.
En voyant le nombre des lues et des blesses diminuer ainsidans les combats de mer , par l’effet des progres de Fart, ilvaudrait mieux, ce me semble, s’applaudir d’un tel progres, quede s en affliger com me d’une decadence.
* J entends ici par quantite d’action , la sommc des coups portcs h l’enaemi , estimeed’apres le produit du poids par la yitesse du corps frappant.