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faiblesse des perles du triomphateur, comme une mesure deJa faiblesse des moyens militaires bien employes par Je vain-queur, et mal par le vaincu.
Si l’on compare les batailles nayales des auciens et des peu-ples du moyen age, avec celles des (emps moderues, on serafrappe d’elonnement a la vue de l’exlreme diflerence qu’ellespresentent , quaut a la quantite du sang repandu soit par lesvaincus , soit par les vainqueurs. II suflit pour s’en conyaincrede considerer les pertes eprouvees de part et d’aulre, dans lesbatailles de Salamine, de Drepane et d’Aclium; de Palerme,de Minorque et de Trafalgar.
D’apres l’opinion que nous venons de citer, il faudrait con-clure d’un tel rapprochement, que la force navale des auciensetait de beaucoup supe'rieure ä celle des moderues ; puisqu’aveceile, il fallait qu’il y eut infiniment plus de combattans tues oublesses, pour qu’une yictoire lut remportee. Cependant, unepareille opinion ne saurait soutenir un examen serieux. Lallolle athenienne, ou romaine, ou carlbaginoise , la mieuxorganisee, qui viendrait nous presenter le combat ? serait miseen deroute par cinq ou six vaisseaux de ligne ; que dis-je ! paran meine nombre de fregates ou seulement de corvettes. Lesbatimens modernes, par la superiorite de leur mauceuyre , nese laisseraient jamais aborder*; et, leurs feux bien servis,coupant les mats, les cordes et les yoiles, demontant le gou-yernail et brisant les avirons des biremes et des triremes, lesmettraient hors de combat et les couvriraient de morls, avantd’en avoir recu le moindre dommage.
La premiere consequence ä tirer d’un tel rapprochement,
■*' Excepte dans les calmes. Mais il faudrait qu’une flotte de haut-kord- fut kien mala—droite pour se laisser surprendre en calme , Sans former au raoins un ordre de kataille qui,donnant tout l’avantage h son Artillerie , rendrait vainc l’allaque de Ja floliille la plus nom--kreuse, reduite aux seules armes des aneiens.