ETUDES ET TRAVAUX. 67
gloire, en faisant tournei’ en notre faveur la cliance des batailles.
Dans Farmee britannique, lorsque l’amiral, ou tout aulreofficier general, est force par quelque blessure a quilter lecommandement, au milieu d’un combat, ou lors meine qu’ilest tue , son pavillon l’este flottant a bord de son vaisseau.L’armee ignore sa mort. Des signaux particuliers avertissentl’amiral de la perte de ses generaux. Ln signal secret la.itconuaiti’e la perte de l’amiral au plus ancien oflicier; alinque celui-ci vienue, s’il le peut, a boi'd du vaisseau qui portele pavillon de commandement. Du reste, la bataille continue ,saus qu’il soit possible d’apercevoir que l axuiiee ait perdu Funde ses chefs. Le capitaine de la flotte, depositaire de la pense'eet des plans de l’amiral, en poui*suit l’execution comme sil’ordonnateur supi’eme vivait encoi'e.
Yoilä comment, dans la bataille d’Aboukir, quoique Nelsonait ete inis hoi’S de combat, et comment dans la bataille deTrafalgar, quoiquil ait ete tue, l’action et la victoire n’en ontpas moins continue leur inevitable coui’S.
CHAPITRE III.
Puissance ejjective de la force navale.
En considerant par combien peu de blesses et demorls, il alallu payer les victoires navales les plus recenles, on a crupouvoir en conclnre que la force navale actuelle est sans puis-sance reelle, que les depenses qu eile exige ne sont en rien pro-portionnees aux sei’vices qu’elle l’end; enlin, que ses nombreuxdefauls appellent, non pas seulement quelques l’ectilicationsd un Systeme essentiellement faible et mauvais, mais un chan-gement absolu dans nos moyens d’attaque et de defense. II faut1 avouer, c est la pi’emiere .fois de la vie, qu’on a presente la