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vance par l’amiral, toutes Jes fois que la situatiou du combatqui les avait fait prescrire vient elle-memeä changer
Telle esl (nous. l’avons vu dans les beaux reglemens cit.es ,Constitution de la marine, liy. n , cb. 2 ) la puissauce desvice-amiraux et des contre-amiraux, sur leurs escadres et leursdivisious respectives, que si quelque capitarne se refuse ou seu-lement hesite a faire son devoir, au milieu d’une action , le ge-neral le plus yoisin ( si son general immediat ne peut pas Faper-ceyoir) est en droit d’enyoyer ä l’inslant un ordre pour le sus-pendre de son commandement, et le remplacer par un autreofftcier. C’est ainsi qua cliaque moment, on met les capilainesdaus la necessite de se conduire en heros, ou de se yoir desbo-nores sur le champ de bataille, en presence des deux armees.
Au contraire, et je le dis encore saus ci’aindre de me re-peter , parce qu’il faut Cent fois redire aux hommes , les veritesevidentes que leur sens commun n’a pas adoptees des la pre-miere fois *, au contraire, notre Organisation navale n’a rienprevu pour assurer aux diverses parties d’une grande flotte , lesmoyens de concourir toujom’S efficacement au combat. Ce vicede notre Institution a cause la perte des batailles les plus im-portantes, et le deshonneur d’ofliciers generaux et de capitainesqui, s’ils avaient eie accoutumes a manceuvrer avec l’aidede leurs propres lumieres, se fussent peut-etre couverts de
* Nelson cloit etrc citc comme le modele des amiraux , par le soin extreme qu’il appor-lait ä peuetrer tous ses generaux et tous ses capitaines, de l’esprit des attaques qu’il seproposait d’entrcprendre. II leur dcveloppait son plan general d’ope'rations , les modilica-tions que le tcmps oit € les man oeuvres de Fennemi pourraient lc forcer d’apporter ä sa de'—termination primitive. Des qu’uue fois il avait bien expiique' son Systeme aux commandansgdn^raux et supe'ricurs de son armee , il sc reposait sur eux du soin d’agir suivant les cir-constances, pour se porter au point le plus favorable ä l’execution de l’entreprise ainsiGonccrte'e. Or, Nelson, qui put clioisir les compagnons de sa gloire , eut le talent et lebonbeur de trouver des bommes dignes de ses lefons et de sa confiance ; ils apprirentdans l’action , ä supple'er ec que n’avait pu dcviner sa prc'voyance, et dans le succes, äsurpasscv jusqu’ä son esperance.