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ETUDES ET TRAVAUX.il n’apercoit pas la position et les mouvemens des parties ex-tremes de son armee , souvent meine il ne peut distinguer sesvaisseaux les plus voisins. Si donc, sur tous les points , leschefs secondaires attendent de 1-ui des ordrcs de detail, soit pourcommencer soit pour cesser d’agir, ou seulement pour chan-ger le mode d’action, jamais on ne saisira 1 instant favorable ;et toujours on perdra la Lataille.
Pour remedier a ce grave danger, une ordonnance fran-caise * a prescrit la regle la plus inepte et la plus fatale, quele mauvais genie de notre marine ait jamais pu concevoir.Suivant cette ordonnance, il faut que nos vaisseaux formentune ligne, pour etre en ordre de bataille. Nul baliment, sousaucun pretexte , ne doit quitter cette ligne : a moins d’un signalformel fait par l’amiral de la flotte. Ainsi, toules les fois que cetamiral ( engage ) cesse d’etre en vue, quelque evident que soitson besoin de secours ou la detresse de toule aulre partie de laligne sacree, Fordonnance est inviolable , il faut garder la ligne.Et les vaisseaux que les combinaisons de Fennemi laissent endebors de Faction, lFy peuvent prendre aucune pari. 11s doi-vent attendre que le reste de l’armee, aneanti sous leurs yeux,permette a la flotte adverse de venir, en masse, livrer combataux religieux conservateurs dune ligne stupide !.
A cet egard, il faut prendre les Anglais pour modeles. Danscbacune de leurs flottes, les vice-amiraux des escadres et lescontre-amiraux des divisions, sont responsables des mouve-mens de leurs corps respectifs. Ils sont tenus de prendre sureux d’operer tous les mouvemens qui peuvent concourir ä1 execution des projets du general en cbef. S’ils n’apercoiventpas ses signaux, ils manceuvrent d eux-memes, et cbangent(lorsqu il le faut absolument) les dispositions ordonnees a Fa-
¥ Voycz l’ordonnance de 1765.
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