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marcbe propre au combat, a de grandes distances de i’ennemi;afin qiie dans les allaques les plus soudaines, 011 eut le tempsd’atteindre au meilleur dispositif de defense. Ainsi les armeesnavales sentirent le besoin , dans leur navigation, de garder uncertain ordre, bors de la vue comme en presence de 1’ennemi,et la tactique nayale devint une Science beaucoup plus etendueet plus compliquee.
Quelques hommes de genie ont, dans le siede de Louis XIV,decouvert de belles combinaisons pour certains cas particuliers.Mais 011 peut dire que, jusqu’aux guerres de la revolution.francaise , l’art de disposer et de conduire les forces navalespour leur faire produire l’effet le plus prompt et le plus com-plet, n’avait pas ete reduit en pratique raisonne'e.
Les belles inspirations des amiraux du dix-septieme siede ,semblerent enlierement perdues pour les amiraux du siedesuivant; on ne vit plus d’actions navales decisives. On eut ditque la guerre maritime avait enfin pris pour modele cette ri-dicule Strategie des Condottieri, qui reduisaient ä des simu-lacres de combats, les campagnes qu’ils entreprenaient pourles petites republiques italiennes du moyen age.
Un professeur d’Edinburgb eut Ihonneur de ramener auxvrais principes qui devaient guider dans l’emploi de la forcenavale. Clerk avait pour but special de detruire le faux Systemed attaque introduit sur la flotte anglaise , apres la cliute deJacques II. C est aux combats de Matbews et de Byng, contreles Espagnols et les Francais, en i^ 44 et I 7^6, qu’il remonte,pour expliquer les revers insiguilians, et les succes illusoires desforces navales adverses.
Selon Clerk, depuis cette epoque jusqua la fin de la guerred Amerique, on voit ordinairement les amiraux anglais prendrelavantage du vent, courir sur les escadres francaises, en atta-quant la tete par la tete, puis le centre par le centre, et ( quand