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4,2 (1821)
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58 FORCE NAVALF.

force de lhomme, immediatement appliquee, etait le moteur leplus puissant et le plus sur. Yoila pourquoi, dans les combatsde lantiquite, on yoyait les flottes faire beaucoup plus du-sage de leurs rames que de leurs voiles, pour sapprocher ouseloigner, seviter ou saborder. Laction sengageait ordinaire-ment par un beau calme. Celui qui manceuvrait pour accrocbersou eunemi, jetait des ponts dun bord a lautre. On combattaitalors de pied ferme, et cetait en definitive les meilleurs soldats deterre qui remportaient la victoire. Yoila pourquoi, des que lesRomains eurent trouve le moyen de joindre leurs adversaires ,ils triompherent sur mer, avec les meines armes, la meme disci-pline et la meme vaillance qui les avaienl fait triompher sur terre.

Quelques peuples anciens crurent obtenir un puissant avan-tage, en construisant de grands navires qui presentaient beau-coup de rangs de rames, et beaucoup dhommes employes a mou-voir chaque rame. Mais ils avaient beau multiplier le nombredes marins a bord de ces lourdes masses, la force eorporellede cliaque individu se trouvait trop disproportionnee avec lesefforts quil aurait fallu produire pour les mouvoir. Aussi lonvoyaitdes batimens plus pelits, maisplus agiles, völliger autourde ces masses inertes, en briser les rames, et les assaillir ensuite,a la distance et dans la direction les plus favorables a lattaque.Cest ainsi qua Salamine, les Atheniens triompherenl des Per-ses; et quAugusle vainquit Antoine, au combat dAclium.

Lorsque les modernes eurent trouve le moyen daccumulersur un navire, assez de bouches a feu pour presenter uneforce de combat superieure a celle de tout un e'quipage,muni darmes anciennes, il fallut, des deux edles, employerFartillerie comme instrument principal dattaque et de de-fense. Gelte artillerie, sur mer comme sur terre, augmentalespace qui separait ordinairement les combattans avant queden venir a la melee. I] fallut donc prendre un ordre de