FORCE NAVALE.
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doivent repondre pour etre faits officiers. Des depots speciauxseraient, en outxe, etablispourl’instruction d’un certain nombred’ofliciers de marine, de midshipmen , de maitres-canonniers ,d’aides et de marins.
Ainsi, dans la marine anglaise, comme dans la nötre, lesesprits les plus eclaires eprouvent le besoin de donner ä la forcenavale un personnel special, qui connaisse bien les principeset la pratique de la manceuvre des armes principales des bä-timens de guerre : les boucbes a feu.
L ; Artillerie de marine anglaise, est un corps forme seulementpour le Service des mortiers place's sur des bombardes 5 et pourle Service de l’artillerie de terre , dans les debarquemens. LesRoyal-marines sont, a bord, une simple garnison d’infanle-rie exercee au maniement du fusil. Ni l’un ni 1’auLre de cescorps ne parait, au colonel Douglas, devoir former le corps decanouniers dont il sollicite ardemment la Creation.
Des noyaux d’equipages de haut-bord, dont les officiers par-faitement instruits dans l’art du tir ä la mer, exerceraiejit celtetroupe permanente, formeraient cliez nous le corps d’eliledont l’institution est proposee a Famiraute d’Angleterre.
Disons, et redisons sans cesse, que le canon est l’arme es-sentielle , et, pour ainsi dire, Farme unique dans les combatsde mer. La mousqueterie ne doit etre qu’un accessoire, ainsiqu’elle lest a bord des bätimens anglais. Sans doute il est tou-jours utile qifun marin sache manier un fusil, le chargerpromptement et surtout le tii’er avec une extreme pre'cision.Il est bien rarement utile que tout un equipage sache evoluercomme un regiment.
C’est a coup sur d’apres une teile persuasion que les Anglaisn’ont pas, a bord de leurs vaisseaux, d’artilleurs propi’ementdits formant un corps ä part, attendu que tout matelot doit etreartilleur : au contraire , ils n’exercent a la mousqueterie qu’une