ETÜDES ET TRAYÄUX. f> >
clont il est revetu , nous parait fort remarquable. Ce livre sou-mis , en 1817 , a l’examen des ministeres de l’Ordonnance etde l’Amiraute , a recu Faccueil qu’il merite sous plusieurspoints de vue. Dejä quelques-uns des perfectionnemens pro-poses par l’auteur sont rais en pratique, d’autres le seront sansdoute par la suite. Le colonel Douglas a surtout pour but decreer un corps de eanonniers-matelots instruits regulierement,ä terre et ä bord, dans la theorie et dans la pratique de lamanceuvre, du pointage et du tir. II voudrait que ces canon-niers fussent enseignes et commandes, a terre comme en mer,par des officiers de marine \ qu’ils fussent engages pour cinqou pour sept aus, avec un rang, une paie, et une part de prisequi les missent au-dessus des marins ordinaires.
L’auteur donne un plan d’instruction theorique et pratique.II traduit en entier nos reglemens sur les exercices des hou-ches a feu de notre marine *. II eite avec eloge nos anciensetablissemens pour lenseignement du canonnage.
Comment croire que jusqu’en 1817, epoque ou le colonelDouglas remit son manuscrit ä Famiraute, la marine anglaisen’eut pas d’exercice uniforme , regulierement prescrit, pour lamanceuvre des canons de marine ? Alors seulement, une Com-mission speciale fut nommee pour etablir un regiement ge-neral et definitif sur cet objet cl’une si haute importance.
Alin d’apprendre aux officiers de vaisseaux,Fartillerie de ma-rine , le colonel Douglas voudrait qu’on professal, dans le Col-lege naval de Portsmouth , la theorie de cet arl. Ce cours im-portant ferait partie des connaissances sur lescpiclles les eleves
* « On ne contestera pas , dit-il , que les mesures prises dans ce reglcraent n’asMHcntnn vaste perfectionnement h la marine franjaise , s’il est slrictemcnt observe. Quiconque1 etudiera pour en considerer pleinement les consequenccs , y decouvrira de nouvclies rai-sons poui tentci nous-mernes quelque cbose dans cette voie. Quelques parties de ce manuelsont inapplicables a notre Service; mais le sysleme est cxcellent ä beaucoup d’egards, etsurtout quant a l’exaete et miuutieusc repetition de ebaque petit detail. »