Stüdes et travaux. 37
tannique pousse si loin ses defiances a cet egard, qu’en 1819on a vu les membres du comite special des finances, proposerde supprimer l’etude du francais y de peur que les jeunesconstructeurs n acquissent, avec cette langue, la facilite deprendre du Service a l’etranger. Ce passage qui contraste si fortayec les vues generalement saiues et genereuses des comitesdu parlement, merite d’etre eite et medite.
« A legard de cet important et scientifique etablissement,Yecole d’architecture navale , votre comite est d’avis de sou-mettre ä la chambre, quelques observalions sur la me'thoded’instruire les apprenlifs constructeurs de premiere classe. IIsemble desirable qu’il ne soit point eleve, aux frais de l’etat, unplus graud nombre de sujets, qu’il n’est strictement ne'cessairepour le Service naval de la Grande-Bretagne. La consequenced’avoir plus de personnes instruites, qu’il n’est possible d’enemployer dans nos propres arsenaux, c’est de mettre les na-tions etrangeres en etat de profiter de talens acquis aux fraisde ce pays, et qui peuvent finir par etre employes contre nous-memes. Yotre comite' est informe qn’une disposition quel-conque de quitter le Service, se trouve facilitee par la connais'sance de la langue francaise qu’on leur apprend , et qui les meten etat d’accepter immediatement toutes les offi’es qui peuventleur etre faites de la part des pays etrangers, apres l’expirationdu temps pour lequel ils ont fourni des repondans de ne pointquitter le Service. Cette facilite diminuerait beaucoup si l’ondiscontinuait de leur apprendre toute langue etrangere. Les ou-vrages francais, sur cette branebe de la Science, ??e sont pasregardds comme assez nombreux, ni comme assez importans,pour ne'cessiter la continuation dun tel genre d’instruction. Sid ailleurs ces ouvrages sont necessaires , on pourrait en obte-nn, a peil de frais, des traductions qui rempliraient en tout1 objet essentiel. » (3 1 . Rep. sei. comm. onfiti. )